En souvenir de Jo Privat

Swing of France, accompagné du guitariste virtuose Daniel Givone signe un hommage tonique à Jo Privat avec Manouche Partie (*).

C’est la renaissance d’un album mythique. Nous sommes en 1960 et l’illustre Jo Privat enregistre un disque qui va devenir, selon l’expression consacrée, culte. Il s’agit de Manouche partie. Devenu un classique du jazz musette, ce disque va influencer des générations de croque-notes. Avec le franc parler qui était le caractérisait, Jo Privat avait déclaré ensuite : « De tous mes disques, c’est certainement celui où tous les musiciens ont mis le plus de cœur; c’était homogène (…) on bandait quoi ! »

En refaisant vivre ce disque, Swing of France – un groupe qui se bat pour redonner ses lettres de noblesse au jazz musette – et Daniel Givone ont eu la bonne idée de rester fidèle à l’original sans pour autant jouer la copie conforme. Et le résultat est plein de punch et enlevé.

Daniel Givone souligne : « Je crois que la première chose que j’ai entendu en venant au monde c’était un disque de Jo Privat… » Accordéoniste, son père passait régulièrement cet album sur le tourne disque familial et, bien avant de se mettre à la gratte, Daniel a été baigné dans cette atmosphère musicale.

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Un swing des familles

CouvertureAvec Mumbo Jumbo, Les Doigts de l’Homme signe un nouvel album – le cinquième- d’une haute tenue. Où le rythme frappe à toutes les étapes avec une grande force d’inspiration.

Ils étaient quatre, réunis autour d’Olivier Kikteff, le leader du groupe. Pour ce cinquième voyage, ils sont désormais cinq et un accordéon généreux -celui d’Antoine Girard- est venu rejoindre le groupe de guitares et contrebasse. Abordant tous les rivages -du flamenco à l’univers manouche via la chanson plus traditionnelle- les Doigts de l’Homme est un groupe qui taille bien sa route au propre -ils ont fait plus de 500 concerts à ce jour- qu’au figuré.

Après le rythme enlevé de la chanson-titre d’ouverture, l’album déroule des mélodies au long cours qui peuvent tour à tour être douce et poétique –Olé Léo– que colérique (Rage Against the Rom) ou brésilienne (Tudo Bem). Bref, Les Doigts de l’Homme sait nous faire voyager loin avec une énergie communicative et une virtuosité tout à fait étonnante mais qui n’est jamais gratuite. Chez eux, l’usage du swing est destiné à véhiculer des émotions. Aujourd’hui comme hier. Ils sont à découvrir sur scène tout au long de 2013. Après le New Morning le 26 février, leur route passera notamment par le Festival Django Reinhardt de Samois sur Seine le 30 juin. Un rendez-vous fait pour de tels croques notes dont on se souvient de l’album 1910… Mot provisoire de conclusion d’Olivier Kikteff : « On a l’avantage de ne pas venir de la communauté manouche, ce qui veut dire que cette musique, nous avons dû l’apprendre, certes, mais nous sommes libres aussi d’aller vers d’autres. » La preuve par cet album bien balancé…

(*)Disque Lamastrock

LDDLH_Groupe 2 - Joot Prod

Mémoire
Camping sauvage à Auschwitz (en 2007)

Au Festival de jazz de Montréal en 2011