Les rêves de Nosfell

Echo Zulu, le nouvel album(*) de Nosfell est à l’image d’un artiste qui aime les chemins de traverse, créer en dehors des sentiers balisés de la musique. Aussi original que parfois déroutant.

Pour plonger dans l’univers de Nosfell, il faut aimer les surprises tant cet auteur-compositeur-chanteur- danseur  et interprète, né en 1977, peut glisser d’un univers à l’autre avec son univers pop qui frappe comme un uppercut. De fait, entre  la rythmique déjantée de The Short-Timers et la ballade douce amère de Les Gorges, il y a un monde : on le voit, Nosfell ne pratique pas le grand écart que sur les pistes de danse. Et du rock au funk en passant par des envolées poétiques avec les arpèges de guitare du Corps des songes, l’artiste ose tout ou presque sans chercher l’unité, voire l’harmonie.

Souvent, c’est le rythme qui vient, seul, soutenir le chant et cette voix qui se permet de monter parfois dans les hauteurs. Ne jouant que de la guitare baryton à quatre cordes, accordée comme un violoncelle, Nosfell a choisi Frédéric Gastard pour superviser les arrangements qui a utilisé une bonne collection de synthétiseurs des années 70 avant qu’Emiliano Turi ne signe la réalisation de ce disque en assurant, lui-même, les parties de batterie.

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Un Trèfle qui porte bonheur

L’artiste bruxelloise Cloé du Trèfle signe un album, Entre l’infime et l’infini, où les paroles sont joliment enchâssées dans un écrin sonore mêlant électro-pop et variations symphoniques.

Accompagnée de Thècle Joussaud et Céline Chappuis, aux violoncelles,  avec quelques interventions de complices musiciens à la programmation ou au clavier, Cloé Defossez nous invite avec Entre l’infime et l’infini (*), à un périple mélancolique qui se joue en français comme en anglais.

Entre plusieurs univers, la musique accompagne des récits à double fond où l’artiste évoque des amours perdus, la difficulté d’être. Elle chante ainsi dans Cet air lancinant : « De cet air émanait un parfum d’absolu/ Les poèmes les plus purs/ Cet air évoquait une douceur infinie/ Mais il trahissait mes songes les plus secrets. »

La dame sait aussi se jouer des mots à double sens et son Nous, dans laquelle Arnaud Fleurent-Didier assure les chœurs, en est l’exemple parfait avec son refrain entre hier et demain. « Et ce nous qui passe/ De futur simple/ À présent complexe/ De futur en impasse/ À simple passé d’ex. »


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La pop élégante de Charles like the Prince

Premier album d’un jeune venu de Vendée, 24 ans, Charles like the Prince – un patronyme qui est déjà tout un programme – sort avec Épitaphe (*) un disque de pop-électro qui attire l’oreille sans pour autant nous bouleverser.

La voix est haut perchée et se promène sans souci sur les mélodies enlevées et rythmées qui accompagnent ce premier voyage musical en quatorze titres. S’il n’affiche que 24 printemps sur sa carte d’identité, Charles like the Prince a déjà un solide parcours musical derrière lui.

Après avoir découvert bien des univers dans la Vendée de sa jeunesse, grâce à Myspace,  il a fait ses armes dans la mouvance électro-kitsch des années 80, tout en restant ouvert à la scène américaine… Et il a peaufiné  son style (et ses tenues qui valent le détour et fleurent bon l’esthétique des musiciens so british) sur la scène indé parisienne.

Tout naturellement (mais il fallait y parvenir), Épitaphe est au confluent de toutes ces influences et l’on sent chez le musicien un vrai plaisir à imaginer des arrangements électro-pop, avec, ici ou là, des incursions afro-pop. Sans oublier des mélodies qui fleurent bon la scène française des années 80 qui a vu défiler les Partenaire particulier et autre Lio. Avec un seul credo : « Faire les choses sérieusement mais sans se prendre au sérieux. »


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Superbravo ou une pop vivante et élégante

L’Angle vivant (*) est le premier album de Superbravo, un disque où l’on retrouve des figures connues des ondes.

Membre du groupe Holden, Armelle Pioline fait une pause musicale pour se lancer dans une autre aventure, celle de Superbravo, formé avec deux autres complices, Julie Gasnier et Michel Peteau. Avec une pochette en forme de mystérieux bestiaire, œuvre  de Kikuo R. Johnson, leur nouvel album, L’Angle vivant vous cueille d’abord par des mélodies entêtantes et des textes moins superficiels qu’ils ne peuvent paraître de prime abord.  Dès l’ouverture, Un baiser, une bombe donne le « la » d’un disque où apparaissent certains fantasmes de l’artiste mais aussi son sens de l’humour et une espièglerie certaine dans des chroniques intimes.


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The Stumps, l’électro-pop à la française

Homerun_CoverDepuis 2011, The Stumps, un groupe français né dans les Yvelines, impose sa griffe sur les ondes.  Après la sortie de leur album, The Beat, en juillet 2011, un nouveau single sort en guise de carte de visite.

Homerun, leur nouveau single, donne une nouvelle idée d’un groupe qui marie les influences punk aux sonorités électros. Leurs influences ? Des groupes qui vont d’Asteroids Galaxy à Phoenix.  TheStumps1Mélodiquement, le trio de The Stumps  – William à la guitare, l’autre William à la basse et au synthé, et Axel à la batterie – fait dans l’efficacité et dans le festif avec un mariage mélodieux des voix et des rythmiques solides.

Une bouffée nostalgique en forme de retour à certains sons des années 80 avec un groupe qui définit son univers comme le « fruit d’un métissage entre French Touch et rêve californien ».  On attend donc de découvrir la suite… Et comme Disneyland Paris a utilisé ce nouveau titre comme bande originale d’une publicité, The Stumps n’a pas trop de souci à se faire, côté promo… Lire la suite