Caroline Loeb en route avec Sagan

Présentée comme « une lettre d’amour » à l’auteure, Comme Sagan  marque le retour de Caroline Loeb à la chanson. Une « rencontre » qui a changé sa vie et qu’elle célèbre de belle manière.

Françoise Sagan n’était pas l’auteure de chevet de Caroline Loeb. Elle l’a rencontrée grâce à Alex Lutz avec lequel elle avait élaboré son précédent spectacle musical dédié à une autre figure forte de la littérature française : George Sand. Elle raconte : « Il me parlait régulièrement d’elle, de son style tellement particulier fait de légèreté et de profondeur. » Pour passer à l’acte musical, il fallait une étape de plus : celle de la lecture de Je ne renie rien, recueil de ses interviews. L’idée du spectacle Françoise par Sagan s’imposait (mis en scène par Alex Lutz) et elle fait une tournée avec depuis trois ans dont le succès ne se dément pas.

Avec son disque Comme Sagan (*), Caroline Loeb s’attache, cette fois, à l’auteur de chansons pour Gréco, Mouloudji… On y retrouve les mots d’amour de Sagan, son sentiment de solitude aussi avec des chansons comme la mélancolique Maisons louées, avec ce refrain. « De tes maisons louées tu t’en vas d’un air fier/ Tu te crois regrettée en partant la première/ Dans ces maisons louées, tu laisses derrière toi/ Deux, trois ans de ta vie, et un peu de ta voix. » Les paroles d’une jeune femme qui aimait plus que tout bouger et dont la phrase leit motiv fut longtemps : «Tu viens ? On s’en va». On y retrouve encore Sans vous aimer, mis en musique par Michel Magne et créée par Juliette Gréco en 1955. « Sans vous aimer/ Je n’ai jamais rien cru/ De ces mots, de vos lents baisers/ Et si jamais votre cœur l’eût voulu/ Oubliez, oubliez cet été. » Ou encore la description saisissante d’une « ville édifiée » dans Bonjour New York.

COMME SAGAN – CAROLINE LOEB

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Karin Clercq sort de la boite

Quatrième disque de Karin Clercq, La Boite de Pandore est un album musicalement ambitieux et dans lequel la chanteuse ne chante pas que pour jouer sur les sonorités des mots. Il faut donc ne pas craindre d’ouvrir cette boite…

La Boite de Pandore commence par une chanson puissante évoquant le drame des migrants : J’avance, un texte dont le contenu a évolué tout au long de la maturation du disque. Elle est suivie par la chanson-titre, accompagné d’un clip qui en dit long sur la violence mondiale.

Née sur la fameuse scène pop belge, Karin Clercq  est de retour avec ce quatrième disque, neuf ans après La Vie Buissonnière. Après avoir longtemps collaboré avec Guillaume Jouan, le complice des premiers albums de Miossec, l’artiste a choisi cette fois de bosser avec la jeune génération pour les  arrangements et  la réalisation d’une équipe formée de la multi instrumentiste belge Alice Vande Voorde (Valko, Kùzylarsen) et du français Emmanuel Delcourt (Roscoe, My little cheap dictaphone), de Laurent Mathoux à l’enregistrement et du lillois Remy Deliers au mixage. Le résultat est un album qui, même s’il peut parfois sembler disparate, sonne avec de vraies tonalités modernes sans pour autant être à la mode.

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La voix Maurane

Claudine Luypaerts, plus connue sous le nom de Maurane, a été retrouvée morte à son domicile de Bruxelles. Elle avait 57 ans et préparait un disque en souvenir de Jacques Brel. Hommage en clip.

Après deux ans d’absence suite à des soucis de cordes vocales, Maurane avait annoncé son retour  jeudi dernier sur sa page Facebook :  « Aujourd’hui, je remets officiellement les pieds sur une scène après plus de 2 ans d’absence. Je ne vous dirai pas dans quel état je suis… Vous devez vous en douter. »

Soudainement retrouvée morte, elle nous laissera un dernier disque enregistré en hommage à Jacques Brel pour le quarantième anniversaire de sa disparition. La sortie était prévue pour l’automne prochain.

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Lavilliers en plein ciel

Lavilliers nous offre 5 minutes de Paradis (*) à sa manière. Poétique, toujours rebelle et dans un écrin musical soigné. Peut-être trop…

A presque 71 ans, Bernard Lavilliers s’offre un vingt-et-unième album comme cadeau d’anniversaire. Cinquante ans de carrière, un sacré bail ! Après avoir multiplié les expériences scéniques depuis quatre ans, date de son dernier album en solo, Baron Samedi, Lavilliers est de retour et pas forcément là où on l’attendait. Ni dans un registre habituel.

Naturellement ce digne successeur de Léo Ferré – auquel il ne manque jamais de rendre un hommage, voire d’envoyer des clins d’œil au gré de vers inspirés sinon empruntés- n’a pas rangé ses révoltes au rang des souvenirs, comme en témoignent Croisières méditerranéennes, évocation poétique du drame de l’exil forcé; Bon pour la casse, évocation de « l’exécution », par l’entremise du chômage, d’un ex-cadre dynamique ou encore 5 minutes au paradis, évocation nerveuse des anges de la mort des services secrets…

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Superbravo ou une pop vivante et élégante

L’Angle vivant (*) est le premier album de Superbravo, un disque où l’on retrouve des figures connues des ondes.

Membre du groupe Holden, Armelle Pioline fait une pause musicale pour se lancer dans une autre aventure, celle de Superbravo, formé avec deux autres complices, Julie Gasnier et Michel Peteau. Avec une pochette en forme de mystérieux bestiaire, œuvre  de Kikuo R. Johnson, leur nouvel album, L’Angle vivant vous cueille d’abord par des mélodies entêtantes et des textes moins superficiels qu’ils ne peuvent paraître de prime abord.  Dès l’ouverture, Un baiser, une bombe donne le « la » d’un disque où apparaissent certains fantasmes de l’artiste mais aussi son sens de l’humour et une espièglerie certaine dans des chroniques intimes.


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