Valentin Vander sur la pointe du cœur

CHANSONS
Entre rythmes doucement chaloupés et pop élégante, Valentin Vander continue sa carrière aussi en solo avec Mon étrangère (*) en forme d’introspection douce et mélodieuse.

Loin du groupe des Goguettes en trio, Valentin Vander mène donc une route parallèle et personnelle.

Avec un humour mélancolique, il propose dans Mon étrangère, un album où il promène sa silhouette dégingandée et son regard un brin désabusé sur les choses et le monde. Le ton est donné dès la deuxième chanson, La Femme de ma vie où il lance l’air de rien, évoquant les « passantes » chères à Brassens, : « La femme de ma vie vient de passer devant moi/je ne lui ai pas dit/ on ne dérange pas les gens pour ça… » Dès le titre suivant – Elle passe (encore…)- il remet le couvert  : « Je suis trop loin/ Pour lui montrer le chemin ».

Mais l’artiste élégant préfère chanter sur un volcan que de porter la voix sur les désordres du monde, même s’il s’agit d’une posture (imposture ?) : « Il se peut que je meure de bonne humeur/ tandis que le monde brûle » ajoute celui qui a fait de la frivolité une carte de visite assumée (Il se peut).

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Une pop vintage pour un trio des familles

Square The Circle (*) est le nouvel EP de June and The Jones, une fratrie de musiciens, anglais jusqu’au bout du rythme et 100 % français de naissance. Un son solide, même s’il manque parfois un peu d’âme.

Indéniablement, le nouvel album de June and The Jones est imprégné des mélodies sixties qui ont nourri leur imaginaire. Hadrien, Louis et Alice savent ce qu’ils doivent aux sonorités venues d’Outre-Manche. Et ils le reconnaissent : « On aime la musique pop qui se découvre en plusieurs fois et laisse entrevoir de nouvelles subtilités à chaque écoute. »

Square The Circle est le fruit d’une longue série de concerts qui ont permis à la fratrie de peaufiner leur univers. Mélangeant des instruments vintage, des guitares et des sons électros pour nourrir des mélodies qui tournent rond, cet album offre un univers musical dansant et rythmique comme le prouve le premier clip du groupe Dancing On The Moon, aux sonorités disco.

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La pop pleine de punch de Pershanoush

En un nouvel EP (*) de cinq titres, #2, Pershanoush fait entendre sa différence. Son univers pop indé a de quoi titiller les tympans.

Avec un nom de scène pareil, Pershanoush (alias Vanessa Giangrande) ne craint pas de marquer sa différence.  C’est la qualité sonore de ce nom qui a séduit l’artiste qui y voit des références persanes. Et puis, comme le nom n’apparaissait pas quand on le tapait sur Google, cela valait une jolie carte de visite.

La pochette de l’opus avec ce regard de divinité égyptienne vous cueille aussi comme un upercut visuel. Cette jeune chanteuse écrit, compose et arrange ces cinq titres qui renvoie aux années 90 avec des artistes comme Banks ou même Jeanne Added. Un nouvel opus qui a été mixé par Jean-Paul Gonnod (Phœnix, Imagine Dragons…).

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Au galop !

Retour du groupe My Favorite Horses avec un EP, Funkhauser (*). Cinq titres en français qui montrent le tournant dans la vie de ce quatuor venu de Montpellier.

Sans délaisser les références indie-rock, My Favorite Horses mise dans Funkhauser, sur des tonalités plus électroniques et surtout sur des textes dans la langue de Molière. Avec un timbre voilé à la Gérard Manset, la voix puissante du chanteur, Alexandre Dézé, nous embarque  dans une atmosphère poétique où, derrière les volutes électroniques, un rock puissant peut jaillir, ainsi avec la solide rythmique et les riffs sauvages des guitares dans Une journée entière. Un changement dans la vie du groupe issu du travail accompli pendant un an avec Christophe Van Huffel, cet ancien guitariste de Tanger et réalisateur des derniers albums de Christophe.

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Les chansons d’amour d’Acide Adore

En cinq morceaux, et le EP Tu Me Captures, Acide Adore, duo formé par Mathilde et Jeremy, offre un univers de pop électro non dénué d’atours.

Voix douce sur des mélodies qui vous enveloppent et des chansons d’amour mélancoliques : Acide Adore a un univers bien à lui avec ce mélange de sons vintage et très actuels quand les guitares saturées de Jeremy entrent dans la danse. Pour ce premier disque, le duo franco-britannique a œuvré avec la complicité de Vincent Girault de De La Romance

Dès le premier morceau de la chanson-titre, Mathilde lance des paroles oniriques et mystérieuses où l’amour se conjugue avec le désir de danse. Quelque part évoque ensuite la difficulté d’aller vers l’autre, de se dévoiler et d’aller dans un lieu pour concrétiser la rencontre. Et pour dépasser les difficultés à se croiser, il faut peut-être rêver à un « ailleurs », comme le suggère une autre chanson de cet EP étrange.

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Le bon numéro d’Auren

Nouvel album d’Auren, Numéro mise sur un univers pop-folk de solide facture pour accompagner des textes en forme de portraits de femmes.

Depuis J’ose, sorti en 2013, Auren avait taillé la route deux années durant pour assurer les premières parties de quelques grandes têtes d’affiche : de Benjamin Biolay à Yodelice. Changement de maison de disque pour ce Numéro, un disque en onze chansons enregistrées au studio Wavelabe à Tucson en Arizona. Une promesse de voyage…

Un séjour qui s’est joué sur un coup de dé. Profitant du passage du groupe de rock Américain Calexico en 2016 à l’Êpicerie Moderne, de Feyzin, où Auren aime venir, elle envoie un message en forme de bouteille à la mer : une lettre remise au guitariste et indiquant au groupe à quel point elle aimait leur musique et à quel point elle aimerait bosser avec eux.  Un coup de poker gagnant car le guitariste a tenu sa promesse de la remettre aux autres membres du groupe : Joey Burns lui envoie un mail lui demandant, une heure plus tard, si elle est toujours dans la… salle. Dix jours plus tard à Berne, ils se croiseront et pourront construire le projet du nouvel album que produiront les Américains.

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Le romantisme noir de James Eleganz

The Only One est un album élégant aux mélodies efficaces signé James Eleganz. Il s’y joue des codes musicaux et visuels du rock ainsi que de notre imaginaire américain.

D’emblée, The Only One capte votre attention avec ces sons de guitares qui font penser à J.J. Cale ou Dire Straits (dans le titre The Horse song par exemple).

C’est en Californie que l’artiste est parti mettre en boite son disque dans le studio Rancho de la Luna. L’ancien musicien du groupe Success y a fait un virage rock en s’entourant avec bonheur. Côté réalisation, figure Toby Dammit, percussionniste et arrangeur originaire du Tennessee, et proche collaborateur d’Iggy Pop et Nick Cave and The Bad Seeds. On retrouve aussi à son côté le bassiste des Stooges et fondateur des Minutemen : Mike Watt. Ensuite, ils sont allés mixer l’opus à Berlin, au Candy Bomber Studio, installé au cœur de l’ancien aéroport de Templehof. Lire la suite « Le romantisme noir de James Eleganz »

Bertrand Belin ou l’art de l’épure

Nouvel (et sixième) album de Bertrand Belin, Persona (*) confirme le coup de griffe plus que personnel de l’artiste dont la diction et la manière de chanter sont si particulières.

Tout le monde le souligne : le phrasé et la voix si chaude et particulière de Bertrand Belin vous accrochent dès la première écoute du disque. Persona est d’évidence un album très personnel d’un artiste qui aime explorer tous les genres : outre les musiques de film, il vient aussi de publier Grands carnivores, son troisième roman, chez P.O.L. L’homme a l’art des raccourcis et résume ainsi sa manière d’écrire : « Ce que je chante c’est ce que je vois, ce que j’écris c’est ce que je pense… »

Dans ce nouvel album sur lequel plane l’ombre d’un Alain Bashung, mort il y a dix ans et qui avait le même amour des jeux sur les mots et sur les sonorités verbales, Bertrand Belin évoque des thèmes chers à lui : la fuite du temps, la dureté du monde, la solitude…

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La pop élégante d’Antoine Sahler

En 14 chansons et six interludes, non dénués d’humour, Antoine Sahler signe un nouvel album espiègle (*) où il aborde, sans jamais monter la voix, bien des thèmes. Le tout porté par une partition pop élégante.

Né à Montbéliard en 1970, Antoine Sahler est un personnage atypique. Il est notamment un  vieux complice d’un certain François Morel, rencontré par l’intermédiaire de Juliette,  avec lequel il a conçu deux albums et spectacles de chansons (Le soir, des lions, en 2010 et La Vie, titre provisoire, en 2016). Ancien élève d’HEC – où il devait s’ennuyer ferme quand on connaît un peu son univers- celui a qui fait ses gammes musicales en apprenant le piano classique dans son village de Valentigney dans le Doubs, a, depuis ses chères études, multiplié les aventures musicales. Il est notamment aussi l’auteur de deux livres-CD pour la jeunesse, chez Actes Sud Junior (La Tête de l’emploi et La Colonie des Optimistes). Et il a enfin créé un label, le Furieux, qui réunit des artistes comme Armelle Dumoulin et Wladimir Anselme.

Pour son retour sur le devant de la scène et en chansons, après dix ans sur d’autres terrains artistiques, Antoine Sahler a su, musicalement, bien s’entourer avec des complices tels Raphaël Séguinier à la batterie (Arthur H…) et Thibaud Defever à la guitare. Entre autres. Ensemble, il créent un univers pop, parfois mêlé d’une rythmique brésilienne. Le tout étant ni tape à l’œil, ni tristounet. Juste élégant.

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