Dabadie, homme de paroles

Disparu ce jour, Jean-Loup Dabadie aurait aussi bien pu figurer dans une chronique sur le cinéa que sur le cinéma ou le théâtre, tant cet auteur fut tout-terrain.

Si vous voulez retrouver un portrait de Dabadie, il suffit de cliquer ici. Pour ce blog, les chansons semblent se passer de mots pour lui rendre hommage….

Serge Reggiani : Le Petit Garçon

Julien Clerc, L’ Assassin assassiné

Michel Polnareff : Lettre à France


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Une paresse à fleur de mots

Rétro


La jour de la fête du travail est propice à évoquer Le Droit à la paresse…, célébré par Moustaki en souvenir d’un auteur passé de mode. Et c’est bien dommage.

Publié en 1880, puis réédité en 1883, Le Droit à la paresse est un manifeste social qui détonne dans son époque. Paul Lafargue (ci-dessus à droite), qui fut le gendre de Karl Marx,  a tôt fait de dénoncer « les prêtres, les économistes, les moralistes » qui sont à l’origine de l’amour absurde du travail et feint de s’étonner de « l‘étrange folie » qui pousse la classe ouvrière vers le travail. Un travail que l’auteur décrit comme « la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique. » Lire la suite « Une paresse à fleur de mots »

Sylvàn Areg donne de la voix contre le virus

Chanteur et professeur d’EPS, Sylvàn Areg s’engage aussi aux côtés de Aide et action,  une association internationale à but non lucratif qui monte en ligne pour venir en aide aux enfants privés d’école.

Aide et action travaille depuis quatre décennies  dans une vingtaine de pays, pour s’efforcer de donner accès à l’éducation aux populations vulnérables et marginalisées. La crise sanitaire mondiale a changé la donne : avec le coronavirus, plus d’1,5 milliards d’enfants seraient privés d’éducation  avec la fermeture des établissements scolaires.

Parmi les nombreuses actions lancées actuellement pour soutenir les enfants, l’ONG transforme des « tuk-tuk » cambodgiens – jusque-là utilisés comme bibliothèques itinérantes dans le cadre d’un projet éducatif – en stations sanitaires mobiles.

Connu pour des chansons à succès comme Allez leur dire, ou On va RFR le mondeSilvàn Areg soutient cette association en expliquant ce dispositif de prévention et d’éducation face au virus. Sur le terrain, 200 villages devraient être couverts.

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Christophe dans les paradis bleus

Hommage

Avec son allure de mousquetaire hors modes, Christophe a suivi les chemins de traverse de la chanson française, signant des tubes décalés qui ont marqué l’univers pop français. Un défricheur de sons.

C’était en 2002. Cela faisait vingt-six ans que Christophe – dopé par le succès de Comm’ si la terre penchait – ne s’était pas produit sur la scène de l’Olympia et l’attente était énorme. Les places s’étaient arrachés et, devant l’afflux, la production avait organisé un concert de plus, la veille du jour J, un dimanche soir. Il avait fallu patienter plus d’une heure avant de voir débouler sur la scène mythique du boulevard des Capucins le créateur du Beau Bizarre, une chanson qui le définissait mieux qu’un portrait dans la presse. Sa longue chevelure d’un blond délavé cerné par un halo de lumières, dans une mise en scène magnifique de Dominique Gonzalez-Foerster, Christophe avait  ébloui son monde, même si cette « couturière » avait des allures de répétition générale.

Bidouilleur du son, oiseau de nuit qui aimait autant le cinéma que le poker, Christophe a toujours exploré tous les rivages musicaux avec le choc des années 70 quand les synthétiseurs lui permirent de bidouiller les sons jusqu’aux premières lueur de l’aube dans son labo-studio de  son appartement donnant sur le boulevard Montparnasse. Créateur paradoxal, Christophe avait ainsi retrouvé son complice des Mots bleus, Jean-Michel Jarre, la nuit d’un certain 13 novembre 2015 où, loin des sirènes des ambulances tentant de sauver les victimes des attaques terroristes, ils avaient écrit Les Vestiges du chaos. Lire la suite « Christophe dans les paradis bleus »

Vintage : une chanson capitale…

VINTAGE


Au hasard de mon inspiration, un retour dans le passé pour retrouver une chanson devenue un classique. Aujourd’hui, La Veuve, un extraordinaire texte sur la guillotine.

 

La version de Damia

La reprise de Marc Ogeret

Sur les pas musicaux de Sylvain Tesson

À la musique des mots voyageurs de Sylvain Tesson, Jean-Baptiste Soulard propose sa lecture musicale de Dans les forêts de Sibérie. Le Silence et l’Eau est un exercice de style qui ne manque pas d’étrangeté…

Le Silence et l’Eau est un album inclassable inspiré par la lecture d’un des romans de voyage de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie. Musicien au long cours – cofondateur du groupe Palatine, il a travaillé aussi pour le théâtre et joué de la guitare pour la chanteuse israélienne Roni Alter  – Jean-Baptiste Soulard a consacré deux ans de sa vie à coucher en chansons son travail de relecture. . « Mon intention première a été de suggérer musicalement les sensations éprouvées à la lecture de cette aventure : le calme, l’isolement, la solitude, la contemplation » souligne t-il.

Indéniablement, ce disque est une étape particulière dans la vie d’un compositeur qui aime changer de registre et on s’embarque à sa suite dans un voyage musical fait d’introspection, de calme et de solitude. « Il est temps de quitter la ville/ Et de tirer sur les discours le rideau de la forêt » chante -il dans Asile. Et en fin de parcours, dans Respirer, il ajoute comme ces vers qui sonnent comme une autre invitation au voyage : « Parvenir à s’écouter sans forcer sur la voix/ Réussir/Parvenir à décoller sans écarter les bras… » Lire la suite « Sur les pas musicaux de Sylvain Tesson »

La musique est dans… La Rue

CHANSONS

2020 (*)est le nouveau disque de La Rue Ketanou qui se faisait désiré après des participations sur différents disques comme sa prestation remarquée dans le collectif 13.  Quinze chansons qui sonnent comme quinze fables tant les  animaux y font bonne figure.

Fruit de nombreux voyages, 2020 est un disque qui, naturellement, a pris les couleurs des musiques du monde que les quatre musiciens du groupe aiment tant parcourir (Olivier Leite, Pierre Luquet, le nouveau de la bande, Mourad Musset et Florent Vintrigner pour tous les nommer).

Ainsi Gbaou Gbaou, qui termine le disque, est née au Bénin où Florent Vintrigner s’était installé au bar avec des autochtones pour apprendre quelques expressions du cru. Quant à Chikyngunya,  la chanson est plus prosaïquement née lors d’un concert du côté de Rochefort en soutien pour une piscine de quartier. Or, comme s’y trouvait René Lacaille et que  Mourad Musset tenait à faire une chanson avec lui…, il a fallu passer  à l’acte. Bien d’autres rencontres ont jalonné cette renaissance : que ce soit  Gari à Marseille (j’en ai parlé dans une chronique précédente), Mouss et Hakim à Toulouse ou encore Eskalina à Lille… Que du beau monde de la nouvelle scène française.

Enrichi de personnalités comme Pierre Luquet, ancien chanteur et accordéoniste des Becs Bien Zen, venu remplace Florent, victime d’une tendinite lors d’une tournée en 2017 et membre à part entière du groupe depuis, la Rue Ketanou a, musicalement, pris du coffre. Et une ribambelle d’instruments à cordes viennent dynamiser les chansons : cavaquinho brésilien, charango bolivien ou encore cuatro, sans oublier la mandole de Rachid Benallaoua ou les grattes de René Lacaille. Avec  encore certaines ambiances cinématographiques dans certains arrangements qui confèrent à ce disque un souffle nouveau.

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La chanson du confinement

Si la musique n’adoucit pas (toujours) les mœurs, elle permet de faire souffler un un peu d’insouciance dans des semaines grises. Une belle brochette d’artistes donnent de la voix pour cette symphonie confinée avec la reprise d’un classique de Bourvil : « La Tendresse« . À partager sans modération.

Bourvil l’avait créé en 1963. Le coronavirus provoque sa renaissance en 2020. Valentin Vander a réuni 45 musiciens et artistes en chambre pour enregistré cette version confinée d’un classique de la chanson. Venant des quatre coins de l’Hexagone (et parfois d’un peu plus loin), ces artistes veulent apporter du baume aux cœurs à tous ceux qui, de près ou de loin, sont affectés par la pandémie de Covid-19.

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Musique de liberté : et la Caravane passa

La sortie de leur nouvel album, très réussi, Nomadic spirit (*) est reporté au 28 août. Alors, pour ne pas rester silencieux, le groupe La Caravane passe signe ces mélodies de confinement. Réjouissant et tonique par les temps qui courent.

(*) Label Athome.com

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