The Grasslers misent sur le bluegrass

Avec leur premier album (*), The Grasslers signent un opus inattendu. Bluegrass Time Machine offre des reprises à la sauce bluegrass de titres de la pop culture anglo-saxonne. C’est tonique et revigorant.

Utilisant le violon, la mandoline, le banjo et la guitare, le bluegrass c’est une des pièces fortes de la musique country américaine. The Grasslers a décidé de populariser ce style en France en revisitant onze titres de la pop culture. Le résultat est assez probant. Pourtant, le groupe n’a pas choisi la facilité en s’attaquant à des incontournables comme Get Lucky, de Daft Punk ou encore Smells like teen spirit, de Nirvana. Et le résultat est à la hauteur, tant le groupe parvient à donner des versions qui sortent de l’ordinaire. Cela fonctionne aussi avec la reprise de Bruce Springsteen dans Dancing in the Dark ou encore le tube de Moriarty, Jimmy, très réussi.

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Un groupe qui fait voyager loin le folklore

Septième album du groupe de musique traditionnelle, de folk alternatif, Mes Souliers sont rouges, Ce qui nous lie (*)  apporte, une fois encore, la preuve des talents musicaux de ces musiciens qui font voyager le patrimoine.

Venu de Normandie, Mes Souliers sont rouges aiment la musique sans frontières et ont signé plus d’un millier de concerts dans le monde : ils ont même joué en Australie. Leur credo ? Refaire découvrir le patrimoine en le déclinant au présent. Pour leur septième album, Gullivan, musicine-producteur et fondateur du groupe, et Deny Lefrançois, partenaire des débuts, ont convié dans l’aventure trois autres croquenotes : Simon Leterrier, l’accordéoniste originaire de Cherbourg; Jacky Beaucé, venu du Sud Manche et bercé par la musique irlandaise et Eflamm Labeyrie, spécialiste de la guitare Dadgad et son accordage spécifique en ré.

Ensemble, ils insufflent vie à de nouvelles chansons du patrimoine. D’entrée de jeu, le groupe dégaine un titre emblématique, Non je j’aime tant. A l’origine, cette chanson francophone fut enregistrée en 1938 au bord du lac Supérieur dans le Michigan, et c’est un certain John Cadeau qui en fut l’interprète. Aussitôt, le ton est donné avec une chanson qui évoque le partage, la boisson sur un rythme qui donne des fourmis dans les jambes. Lire la suite « Un groupe qui fait voyager loin le folklore »

Bjørn Berge: le blues venu du froid.

Who Else ?, c’est le cri de guerre d’un sacré guitariste venu de Norvège : Bjørn Berge. Un blues viking qui décoiffe.

Le cheveu est long, la barbe bien taillé. Né à Haugesung en Norvège en septembre 1968, Bjørn Berge a fait de la solitude une image de marque dans son pays natal. Chanteur et guitariste, il est chez lui rarement accompagné de musiciens.

Depuis deux décennies, l’homme a marqué de son empreinte le blues européen. C’est en décembre 2004 que Bjørn a marqué, chez nous,  la grande scène des Transmusicales de Rennes en se produisant seul, une fois de plus,  devant plusieurs milliers de personnes.

Pour toute arme dans cette formule,  l’artiste disposé d’une guitare acoustique douze cordes et d’un battement de pied régulier et puissant en guise de grosse caisse. Voix caverneuse et jeu puissant à la gratte, Bjørn Berge peut aussi bien enflammer son monde de ses blues que par les reprises de Motorhead (Ace of spades) et des Red Hot Chili Peppers (Give it away).

S’il avait prévu d’enregistrer son 13ème album plus tôt, une tournée avec le grand groupe norvégien Vamp a différé son projet. Après cette parenthèse musicale, il s’est remis à la tache prévoyant que Who Else ? serait, une fois encore, une œuvre en solo. Lire la suite « Bjørn Berge: le blues venu du froid. »

Bill Deraime : les routes du blues

Une belle brochette d’invités, parfois inattendus, figure au générique de Nouvel horizon (*), le nouveau disque de Bill Deraime. Un 20ème album studio pour marquer quarante ans de carrière.

Ce n’est pas à son âge qu’il va déserter les routes du blues. Né en 1947 à Senlis, Bill Deraime a débuté dans la chanson au milieu des années 70 et n’a cessé de s’engager depuis pour bien des causes.

Et depuis le carton de son Babylone, tu déconnes en 1981, Bill Deraime promène sa voix éraillée sur bien des scènes de l’Hexagone. Pour célébrer près de quatre décennies, l’homme a sacrifié à une mode actuelle : celle des reprises avec quelques guest stars. Mais, ce n’est pas du menu fretin : de Kad Merad pour Le Bord de la route à Florent Pagny pour Un dernier blues, où la voix terrible du garçon fait des ravages,  les invités de Deraime sont ceux que l’on dit « de marque ». Dans Rolling Stone de mars dernier Bill souligne : « Reprendre « Babylone tu déconnes avec Tryo était naturel, son backbeat reggae leur convient à merveille et le titre sonne vraiment, d’autant plus qu’ils ont beaucoup participé aux arrangements de la chanson. »

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Aux racines d’un jazz

Pelican Blues (*), c’est le deuxième disque du trio Fox qui s’est adjoint pour l’occasion les services de Chris Cheek, grand nom américain du saxophone. Avec, en prime, un invité de marque : l’accordéoniste Vincent Peirani. Un voyage inspiré aux racines du jazz américain.

Un retour au berceau du jazz : c’est l’ambition du trio Fox (le guitariste Pierre Perchaud, le contrebassiste Nicolas Moreaux et le batteur Jorge Rossy) avec Pelican Blues, un disque où, en compagnie du grand saxophoniste Chris Cheek, ces musiciens laissent voguer leur imaginaire musical en s’inspirant des thèmes  associés à La Nouvelle-Orléans. Sans pour autant jouer sur une simple reprise de tubes locaux. Le seul vrai morceau identifiable est un extrait de la bande originale du film Un tramway nommé Désir, classique d’entre les classiques.

Ainsi  Mardi Gras/ Bubble Gumbo sonne comme un clin d’œil musical direct à deux éléments incontournables des traditions de La Nouvelle-Orléans : les parades du carnaval et la spécialité culinaire locale, ce ragout originaire de la Louisiane française au cours du XVIII siècle. Plus loin, on remarque Canoë, errance musicale sur les « coureurs des bois », ces hommes d’aventure qui remontaient les nombreux cours d’eau de la région pour organiser la traite des peaux avec les Amérindiens.

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Zacharie ne joue pas les ours…

Premier album de Zacharie, Giant Bear (*) nous livre les partitions blues et folk d’un guitariste au doigté magnifique.

Dès la première plage, Stayin’ at home, un titre de Fats Waller transposé à la gratte, Zacharie nous cueille par un jeu de guitare d’une belle maturité et sa voix chaude et forte qui embarque son monde dans un périple en anglais.

D’abord homme d’images et réalisateur vidéo, Zacharie a changé de cap pour le chant. Casquette vissée sur le crane et barbe épanouie, Zacharie Dangoin  marie picking folk, jolies harmonies et une poésie discrète dans une douzaine de chansons, qu’il a joliment arrangées avec Julien Jussey (qui a assuré également le mixage de l’opus).

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