Une « Dernière danse » en chœur

En cette période de retour à une vie presque normale, Kyo offre avec Pomme cette « Dernière danse », enregistrée chacun chez soi…

Pour nous inviter à l’écoute de cette ballade folk, Kyo écrit simplement : « Hello à tous, on espère que vous profitez de votre liberté retrouvée. De notre côté, nous sommes restés confinés un peu plus longtemps pour vous offrir cette version de “Dernière Danse” avec la talentueuse Pomme dont nous sommes très fiers. Bises à tous et restez prudents !  » Une mélodie qui nous embarque en douceur…

Dabadie, homme de paroles

Disparu ce jour, Jean-Loup Dabadie aurait aussi bien pu figurer dans une chronique sur le cinéa que sur le cinéma ou le théâtre, tant cet auteur fut tout-terrain.

Si vous voulez retrouver un portrait de Dabadie, il suffit de cliquer ici. Pour ce blog, les chansons semblent se passer de mots pour lui rendre hommage….

Serge Reggiani : Le Petit Garçon

Julien Clerc, L’ Assassin assassiné

Michel Polnareff : Lettre à France


Lire la suite « Dabadie, homme de paroles »

Les colères de Léo

Vintage


Avec Y en a marre, qu’il rechanta sur scène jusqu’à a fin de sa vie, Léo Ferré signait une des chansons cri dont il avait le secret de composition. Les mots gardent une résonance certaine dans les temps actuels.

Quand Ferré signe Y en marre, il n’est pas encore la future star du double album de référence : Amour Anarchie. Après des années difficiles, bien des soirées passées à gagner sa vie dans les petits cabarets, après des versions étonnantes des poèmes de Baudelaire, après quelques chansons marquantes comme Paname, L’Homme,  il commence pourtant à se faire un nom. Il vient pourtant de signer depuis un an un contrat avec Barclay avec lequel  il va produire quelques-uns de ses disques les plus marquants. Une histoire d’amitié qui se terminera aussi en haine.

Et Ferré  concluait par ces vers en forme de coup de gueule  :

« Mais p’têt’ qu’ un jour le crucifié
Lach’ra ses clous et ses épines
Sa rédemption et tout l’ paquet
Et viendra gueuler dans nos ruines
Y’en a marre… Y’en a marre…
Y’en a marre… »

Ces mots datent de 1961. C’était hier, une éternité, mais les vers de Y en a marre continuent de « nous » parler…

Un guide malin pour les musiciens

Fort de dix ans d’expérience comme attaché de presse puis patron de l’agence Dooweet, Christophe Sousa signe avec Promouvoir la musique, un guide de conseils pratiques pour les artistes en devenir. On peut d’ores et déjà le précommander.

S’il a cultivé un temps l’envie de vivre de la musique – en jouant de la batterie – Christophe Sousa a trouvé un autre terrain de jeu en créant Dooweet, une agence de communication au service de la musique. Fort d’un parcours d’homme de terrain, et son travail pour faire émerger des « artistes venus de tous les courants musicaux  » et à une époque où le numérique a révolutionné la donne pour bien des professions, les musiciens notamment, il livre un guide de survie « dans la jungle de l’industrie musicale« .

Souvent placé sous le signe du bon sens – Christophe Sousa a le mérite de souligner que la notion de travail de fond est indispensable pour qui ambitionne de devenir artiste – l’auteur livre quelques règles sinon de bonne conduite du moins de bonne gestion de son énergie. Ainsi il rappelle fort à propos l’importance de savoir gérer son budget durant la phase de création bien sûr, justement quand les frais son nombreux, mais aussi quand les premiers cachets tombent pour prévoir notamment le règlement de ses impôts.  Il explique notamment comment, même si les réseaux sociaux se satisfont parfois d’une production moyenne, il est capital de ne pas barguigner  avec le poste d’enregistrement, de mixage et de mastérisation du disque. Il dit avec sagesse « économiser de l’argent enregistrant des airs à la sonorité ringarde pour vos fans est sans doute ce que vous pouvez faire de pire. » Lire la suite « Un guide malin pour les musiciens »

Une voix pour la nature

Nouvelle voix de la scène musicale, AnnSo signe une carte de visite sonore avec le clip de sa chanson A Simpler Way of Life un hymne pour défendre la nature. Il annonce un EP qui sortira fin mai…

Avec cet appel au réveil, et ce clip sous forme de film d’animation, A Simpler Way of life attire l’attention sur AnnSo. Avec le message simple qu’il n’y a pas « de petits actes » pour préserver notre environnement et diminuer notre pollution quotidienne.

Pour expliquer la genèse de cette chanson, AnnSo explique :  « J’ai commencé à écrire cette chanson il y-a plus de 5 ans, après une conversation avec ma sœur qui est dans l’agriculture et ne partageait pas la même vision du monde que moi. C’est alors que j’ai commencé à me renseigner un petit peu plus sur les arguments qu’elle avançait et que j’ai très vite commencé à changer mon propre mode de consommation. J’ai terminé l’écriture de cette chanson cette année car j’ai d’abord été confrontée à des personnes qui me disaient que le réchauffement climatique n’existait pas… Je me suis ensuite rendu compte que j’avais de nombreux amis qui ne recyclent même pas leurs déchets! J’ai alors décidé d’agir, à ma façon, en enregistrant cette chanson. »

Lire la suite « Une voix pour la nature »

Sarah Lancman : jazz in Paris

Jazz


Parisienne (*) est le nouvel album de Sarah Lancman, un manifeste musical et jazz entre deux langues qui lui sont chères.

Flanquée d’un groupe solide – notamment de Giovanni Mirabassi au piano – Sarah Lancman livre une espèce d’autoportrait en bilingue dans ce disque où l’artiste, née vers Châtelet-les-Halles, évoque sa Carte du tendre personnelle. Elle  annonce d’emblée la couleur évoquant ses compositions personnelles : « J’ai du mal à écrire autre chose que des chansons d’amour. »

Dans Parisienne, il est donc question des émois, des élans mais aussi des blessures dues aux ruptures comme elle le signifie dans C’était pour toi. « Perdue dans le temps qui passe/ Je flotte dans ma vie/ Est-ce qu’un autre m’attend là-bas/ Je reste ou je m’enfuis. » Quand il est question d’évoquer les amours qui naissent et les amours qui passent, Sarah Lancman passe du français à l’anglais sans barguigner. De manière sans doute plus directe en anglais comme le montre A New Star où elle lance : « I didn’t realize/ How my words could have hurt you. » Elle concède au passage que, dans notre langue, elle a une naturelle tendance à « penser poétiquement. »

Lire la suite « Sarah Lancman : jazz in Paris »

Bast : du rythme dans les mots

Artiste rock pop, Bast a été remarqué par un premier EP. Il  propose aujourd’hui un clip, Cocktail, en forme de jeux sur la typographie des mots et les sons. Inventif.

En janvier 2019, Bast avait proposé Vertiges, un premier EP, taillé pour les nuits étoilées. La chanson-titre évoquait ces petits matins blêmes où l’on rentre le tête à l’envers et l’on contemple les dégâts dans la glace. « Il y va franco/ Il sème le chaos« , lançait Bast sur une rythmique des familles. Le reste des chansons étaient dans le même univers de Nos envolées à La Nuit acidulée avec, au final, Les Échos sur une mélodie plus planante où les percussions répondaient aux claviers. De fait, son univers se distinguait plus par son habillage sonore que par la densité de l’écriture des paroles.

Pour Cocktail, Bast a choisi résolument de jouer avec le sons des mots et des onomatopées qui permettent une mise en onde et en images savoureuse et originale. Dans cette joyeuse pagaille sonore, les onomatopées les plus courantes se marient avec « geisha », « dolce vita » ou des expressions un peu surréalistes comme « Je chante cocorico en dansant la rumba« .

Bast  explique ainsi ses choix : « C’est un « Cocktail » de culture. Il y a quelques mois, après avoir composé la mélodie du titre, j’ai eu l’idée d’écrire un texte en collant des mots les uns à la suite des autres. Je voulais me concentrer seulement sur leurs sonorités afin de servir la musique. » Signé Antoinette de Maintenant et Philippe Jaugey, ce clip montre l’artiste déambulant dans un univers typographique.

 

En tout cas, il y a une vraie esthétique sonore et visuelle dans ce nouveau titre d’un artiste à suivre désormais. Lire la suite « Bast : du rythme dans les mots »

The Yokel : des clips pour attendre

Le nouvel album de The Yokel, un groupe qui remet du peps dans le folk, était prévu pour le 15 mai. Virus oblige, il va falloir attendre pour le découvrir, mais le groupe a tout prévu…

Réunion de huit musiciens adeptes du folk et du bluegrass, The Yokel signe un univers musical entraînant porté par la voix de Lulu et le timbre rauque de Thibaut, façon Springsteen des débuts. Trois ans après un premier opus, le groupe avait prévu son retour pour le 15 mai avec un disque intitulé sobrement Y. Crise sanitaire oblige, l’album ne sera finalement disponible que le 2 octobre. Pour autant, The Yokel ne se résigne pas au silence.

Ainsi le groupe va sortir des singles de l’album pour le présenter au public en cinq mois. Le premier extrait, Sublime sort sur toutes les plateformes aujourd’hui et il est accompagné d’une version « live » à trois instrumentistes où l’on remarque le rythme fou créé par le banjo.

Même à trois, les pèlerins de The Yokel signe un ode au folk qui est vraiment bourrée d’énergie. De quoi attendre d’écouter in extenso Y dont la pochette est déjà un hymne à la rêverie sonore. Lire la suite « The Yokel : des clips pour attendre »

Des collages sonores sur les pas d’Italo Calvino

JAZZ


Le duo de musiciens de jazz français Bastien Boni (contrebasse) et Nicoló Terrasi (guitare)  aiment les aventures sonores et la liberté d’improvisation. Il le prouve avec Les Partitions invisibles, un disque aux séquences sonores inattendues.

Rencontre de sons réalistes enregistrées et de sons abstraits musicaux et donc instrumentaux, Les Partitions invisibles est un disque en forme de collage surréaliste pour réinventer une palette sonore différente. Album un peu OVNI, qui ne se livre pas dès la première écoute loin de là, ces Partitions invisibles a été imaginé en référence à Italo Calvino, grand écrivain italien, qui évoquait en ces termes, en 1972,  son livre Les Villes invisibles, « né par fragments… comme des poèmes que je mettais sur le papier, suivant les inspirations les plus variées. »

Sur le même mode, Bastien Boni et Nicoló Terrasi ont construit un dialogue musical libre en novembre dernier, durant quelques séquences d’enregistrement. Définissant leur travail comme un « cinéma pour les oreilles », le duo titille l’imagination par des univers musicaux qui suggèrent avec, comme seule ligne de lecture direct, les titres non moins que poétiques : La linea più breve fra due punti; Les désirs sont déjà des souvenirs ou encore ce Lento et contemplativo qui clôt l’exercice de belle manière. Lire la suite « Des collages sonores sur les pas d’Italo Calvino »

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑