Dick Rivers-Francis Cabrel : les enfants du rock

Exhumé des tiroirs avec un CD de 19 titres et un DVD, Rock’n’Roll Show permet de partager, trente ans après ce spectacle en duo, l’amour de Dick Rivers et Francis Cabrel pour le bon vieux rock des familles. Un plaisir des oreilles.

Entre le chanteur d’Astaffort et le rocker niçois et à la banane anthracite, ce fut une histoire d’amitié qui débuta dans les années 80. Unis par le même goût pour les classiques du rock, signés Elvis Presley,  Buddy Holly, Eddie Cochran ou encore Chuck Berry – il ne faut pas oublier que Cabrel anima des bals dans sa région natale – les deux potes décident de monter un spectacle de reprise, flanqué d’un groupe :  Les Parses. Un nom étrange de groupe né de l’idée de Dick Rivers qui avait une maison dans le Sud-Ouest et disait que là-bas, pour se saluer, on lançait : « Comment vas-tu comparse ? »

Un an après la disparition de Dick Rivers, Francis Cabrel a œuvré pour la résurrection en disque (et en DVD) de ce mémorable concert qui donnait des fourmis dans les jambes. A l’époque, le disque n’était pas sorti car Francis venait de publier Sarbacane qui avait cartonné. A l’enterrement de Dick, il y a un an, son guitariste a reparlé à Francis Cabrel ce ce show et du « live » qui avait été capté au Bataclan et filmé en caméra portée (ce qui explique la qualité moyenne des images mais qui conservent la grâce du vécu.) Le guitariste a retrouvé les bandes en rangeant chez lui et un membre des Parses lui a dit qu’il avait tourné ce film.

À l’écoute, on n’est pas déçu tant le duo parvient à poser sa griffe sur des classiques comme You Never Can Tell; Summertime Blues ou encore Johnny Be Good, les morceaux s’enchaînant à belle allure, entre deux intermèdes vocaux d’un Cabrel que l’on sent fraternel dans son rapport avec le vieux routier du rock qu’est Dick Rivers. Et leur reprise de Good Golly, Miss Molly est enlevée et s’inscrit dans l’esprit musical, vintage de l’époque avec une belle section de cuivres. Et quelques chœurs qui sonnent comme au bon vieux temps du rock’n’roll.

Sur la pochette, Francis dédie à Dick cet hommage : « Je peux témoigner ici, pour arpenté ces scènes avec lui et tenté de chanter ce rock que j’ai toujours adoré, que lui, Dick Rivers, avait vraiment, totalement, absolument, cette musique dans la peau. »

Un duo d’amis fan de rock pour un concert mémorable. A déguster sans modération.

(*)Aztec Musique/ PIAS

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