La guitare en ballade…

Maxime Delpierre a intitulé son premier album solo d’un Naoñed (*), nom breton de sa Nantes, la ville natale de ce guitariste passé de l’ombre à la lumière.

Entouré de deux autres musiciens et de quelques hôtes de passage, Maxime Delpierre  a concocté pour Naoñed un cocktail sonore mêlant des courants jazz à un rock alternatif.

Pour le co-fondateur de Limousine, VKGN et Viva And The Diva, ce premier opus sert à poser sa griffe musicale sur les ondes et, sur chaque morceau, sa guitare sert de fil conducteur – en jouant sur diverses sonorités –  à ce voyage musical qui mêle des sonorités no-wave à de la pop psyché en passant par une forme de rock mélancolique, via des plages plus minimalistes…

Après avoir écumé les courants et lieux alternatifs du Paris des années 1990, Maxime Delpierre s’est forgé une identité qui imprime ce premier disque aux sonorités surprenantes. S’il a mis du temps à sauter le pas pour se lancer dans une carrière solo, Maxime Delpierre a eu le déclic en juin 2018, lors d’une carte blanche à la Gare, une des nouvelles bases du jazz alternatif et du rock inventif de la Capitale. Son trio est sorti de là avec le batteur de Limousine David Aknin et le bassiste de VKNG, Juan De Guillebon.

Pour Naoñed, il a aussi quelques invités de marque : la voix et le clavier de Viva And The Diva, Sir Alice et Arnaud Roulin, mais aussi Fred Soulard, l’homme aux synthés chez Limousine. Et on ne peut qu’être sous le charme de la voix frêle qui donne des accents pinkfloydien à la belle ballade funèbre de Holly Criminal : c’est celle d’un autre pote, Edith Progue, compositeur de musiques de films, entre autres.

L’ensemble à un côté impressionniste, et se situe entre chansons et morceaux instrumentaux. Maxime Delpierre commente : « J’ai passé l’été 2018 à ré-écouter « On the Beach » de Neil Young. Avec un peu de choses plus actuelles comme Mount Kimbie, Beak ou Khruangbin. J’ai aussi beaucoup écouté les fausses musiques de film de Brian Jonestown Massacre. Du coup je mélange tout un peu n’importe comment et je mise sur « la cohérence du hasard ». Pour moi c’est un peu l’époque qui veut ça : on écoute tout le temps de tout, sans transition. »

Avec Maxime Delpierre, ce retour aux origines – et même si Nantes fut la ville de son spleen adolescent –  sonne comme une vraie naissance musicale.

(*) Airfono

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