Camille Bénâtre, tout doux, tout folk

Troisième album de Camille Bénâtre, Après le soir mise sur un folk en fingerpicking du terroir sur des mélodies d’une douce mélancolie.

Camille Bénâtre est un artiste qui creuse son chemin en marge de certaines modes musicales. Après avoir tourné une dizaine d’années avec sa sœur dans le duo Alone With Everybody, après avoir joué pour Laure Briard ou Tango Juliett, il a commencé une carrière en solo en 2015 en signant des chansons dans la langue de Molière sur des mélodies qui lorgnent vers le folk américain des familles. Jouant sur une certaine discrétion, il a préféré l’image anonyme d’une ville pour la pochette de ce nouveau disque à montrer sa trombine en gros plan !

Dès les premières notes de Laisse filer, le ton est donné et, d’une voix douce et posé, Camille Bénâtre nous invite à découvrir des mélodies où la guitare soutient les chansons d’arpèges délicats ou de douce rythmiques soutenues par une technique sans failles de finggerpicking. L’atmosphère de ces petites histoires nous conduit plus vers une certaine forme de mélancolie, comme l’annonce les paroles de ce Laisse filer : « Laisse filer le jour et la nuit/ Laisse filer l’ennui… » Composé le temps d’un été dans son sous-sol toulousain, ce nouvel opus a des accents de Cabrel ou de Cohen dans son côté épure.

Les thèmes abordés dans cet album ne sont pas des plus guillerets mais Camille Bénâtre a le

désespoir élégant qu’il aborde les ruptures, la jalousie et autres frustrations de nos vie quotidienne… Et quand il remet les pieds sur terre dans Vieux loup, c’est pour glisser l’air de rien : « Le monde néolibéral n’est pas notre meilleur allié. »

Le temps d’une promenade imaginaire, il parvient à nous faire ressentir les impressions ressenties quand le jour échappe à la pluie (Les Miroirs dans la boue) et que l’on cherche l’autre dans « une forêt sans âge ».

Chez Camille Bénâtre, il ne faut pas chercher de grandes vérités martelées à haute voix mais plutôt des couleurs comme dans un tableau en forme de miroir promené le long du chemin. Pour mettre en image ce nouvel album, Louise-Alice Pons signe un clip à l’esthétique étrange. À l’image d’un artiste discret.

(*) Disques Woody/ Hidden Bay Records

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