Idir, le poète kabyle n’est plus

Une chanson A Vava Inouva a changé le cours de sa vie. Grande voix de la musique kabyle, Idir vient de mourir à juste 70 ans.

« Je suis arrivé au moment où il fallait, avec les chansons qu’il fallait », disait  Idir, en 2013, lui qui, dès son enfance, a été imprégné des chants rythmant chaque instant de la vie quotidienne.

Né le 25 octobre 1949 à Aït Lahcène, près de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande-Kabylie, Hamid Cheriet, le futur Idir, doit sa carrière musicale – il se destinait à  être géologue – à un passage sur Radio Alger en 1973 où il remplace en urgence la chanteuse Nouara. Sa chanson en berbère  A Vava Inouva – elle évoque les veillées dans les villages kabyles –  fait le tour du monde, bien malgré lui car il est en train de faire son service militaire…

Deux ans après, il file à Paris enregistré son premier album portant le titre de sa chanson-fétiche que, dès lors, d’autres artistes mettront à leur répertoire.

S’il avait connu une éclipse entre 1981 et1991, c’était pour mieux revenir sans pour autant jouer les vedettes. Le succès d’artistes comme Cheb Mami et Khaled le remet en selle et Idir enregistre son disque, Identités où il offre un mélange de musique algéroise, le Chââbi, et de rythmes occidentaux.

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Une artiste entre jazz et chansons

Chansons- Jazz


Récif, nouvel album de Marie Mifsud est un dosage audacieux entre chansons françaises et jazz, parfois expérimental. Une vraie surprise sonore.

En ces périodes confinées, Récif,  le nouvel album (*) de Marie Mifsud offre une belle parenthèse tonique et ensoleillée, à l’image d’une pochette colorée où l’artiste « enlève le haut ».  De sa voix qui peut jouer sur différents octaves, l’artiste joue comme d’un instrument qui répond aux autres partenaires de jeu comme le prouve une chanson comme Attitude qui évoque en deux strophes , les onomatopées tirant la bourre à la basse, « toutes ces attitudes pleines d’incertitudes/ qui pourraient me laisser sans voix. »

Sur son récif, l’artiste marie tous les genres musicaux, du jazz au rock (certains rythmes pour flûte et basses renvoient à l’univers d’un Jethro Tull), en passant par des intermèdes plus expérimentaux autour de formules poétiques comme Passager où elle lance deux vers : « Le passé est en voie de disparition/ Le présent est en voie d’imagination. » Et avec l’étonnante Amusette, on retrouve  encore un tempo à la Nougaro, façon Le Jazz et la Java.

Il y a une poésie certaine dans les mots qui caractérisent l’univers de Marie Mifsud comme dans Ballade, une célébration de la solitude, dans laquelle surgit un déchirant solo du saxophoniste alto de Pierrick Pedron, que l’on retrouve encore en ouverture de Au fur et à mesure. Une chanson à laquelle fait écho le seul titre qui n’est pas écrit par l’artiste : la complainte d’un amour perdu,  Si tu savais, signée Marcel Antoni et Georges Ulmer, avec cette adresse : « Si seulement tu savais/ Que tant de plaisir et tant de jois/ Pourraient revenir sur un mot de toi. »

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