Sylvàn Areg donne de la voix contre le virus

Chanteur et professeur d’EPS, Sylvàn Areg s’engage aussi aux côtés de Aide et action,  une association internationale à but non lucratif qui monte en ligne pour venir en aide aux enfants privés d’école.

Aide et action travaille depuis quatre décennies  dans une vingtaine de pays, pour s’efforcer de donner accès à l’éducation aux populations vulnérables et marginalisées. La crise sanitaire mondiale a changé la donne : avec le coronavirus, plus d’1,5 milliards d’enfants seraient privés d’éducation  avec la fermeture des établissements scolaires.

Parmi les nombreuses actions lancées actuellement pour soutenir les enfants, l’ONG transforme des « tuk-tuk » cambodgiens – jusque-là utilisés comme bibliothèques itinérantes dans le cadre d’un projet éducatif – en stations sanitaires mobiles.

Connu pour des chansons à succès comme Allez leur dire, ou On va RFR le mondeSilvàn Areg soutient cette association en expliquant ce dispositif de prévention et d’éducation face au virus. Sur le terrain, 200 villages devraient être couverts.

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Dérives électroniques d’un anti macho

Cinq titres pour sortir de l’ombre. Avec Super Lâche (*), Maalers prend le risque de ne pas se « vendre » glorieusement, mais il assume.

« Avec mon cul d’asperge, j’ne m’attendais pas à grand chose... » On ne peut pas dire que Maalers se présente sous le meilleur profil quand il chante la drague. Regard sombre et teint d’endive sur la pochette son EP, Super Lâche (*), l‘artiste n’a pas l’air de vouloir vous convier à boire un coup. Il serait plutôt du genre à vous inviter, sur fond d’une électro pop tranquille, à évoquer votre déprime récente entre l’absorption de deux Tranxène. Et il se place à cent coudées de ces artistes qui jouent les machos de service.

La biographie livrée par ce pèlerin issu de la bourgeoisie parisienne n’a rien de spectaculaire. Tout au plus, sait-on que s’il a suivi tant bien que mal les études au Conservatoire de musique de Versailles, il a tout fait pour échapper aux études d’avocat dont ses parents rêvaient. Et, après un projet pop rock abandonné en 2017, il s’est promené dans plusieurs groupes sans y creuser son sillon.

C’est donc le fruit de voyages en solitaires en forme d’introspection neurasthénique dont est issu ce EP où, un synthé à portée de main, il a concocté au terme de plusieurs nuits blanches ces cinq titres qui accrochent l’oreille.

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Bertrand Bestch fait escale

Treizième opus de Bertrand Betsch, La Traversée (*) est le disque d’un artiste qui suit son chemin, quitte à dérouter son monde. Cet univers poétique a pourtant de vraies qualités.

Quand on le questionne sur un parcours hors de chants rebattus, Bertrand Betsch, natif de Draveil en banlieue parisienne en septembre 1970, répond : « Je suis un artiste profondément inactuel. » Parfois, surtout par ces temps de réseaux sociaux omniprésents et de chaînes d’infos en continu qui murmurent tout le temps, être inactuel est une qualité.  Pour ce retour sur le devant de la scène,  après quelques infidélités dans la publicité (pour subvenir à ses besoins) et l’écriture de livres, Bertrand Betsch s’est bien entouré  avec son producteur Marc Denis, deux violonistes, un violoncelliste, un pianiste, un bassiste, un guitariste, une clarinettiste, une flutiste, un batteur et enfin d’un contrebassiste.

Cela confère à son album un raffinement certain pour mettre en valeur des chansons qu’il interprète dans un registre vocal situé entre Souchon et Delerm. On passe ainsi d’une mélodie chaloupée à la rythmique latino de À la dérobée à des solos de clarinette surgissant au milieu de Au rendez-vous en passant par des roulements de batterie dans Les Embardées.

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Les Rolling Stones prémonitoires

Surprise

Les Rolling Stones ont surpris tout le monde en sortant une chanson inédite, en avant-première de leur prochain album : Living in a Ghost Town.  Une chanson dans l’air du temps…

Que les Rolling Stones sortent une chanson inédite, la première depuis 2012, sans faire une communication d’envergure, cela aurait pu étonner son monde.  Crise sanitaire oblige, les paroles de cette chanson, un solide blues rock, ont des accents prémonitoires. Mick Jagger chante : « Je suis un fantôme/ Qui vit dans une ville de fantôme » avant de poursuivre  plus loin : « La vie était si belle/ Et on a tous été enfermés. » Lire la suite « Les Rolling Stones prémonitoires »

Acquin : plongée en eaux troubles

Chanson-Rock

Indéniablement, Bareback dénote dans l’univers sonore actuel : Acquin s’y inscrit dans la droite ligne d’un Daniel Darc avec un univers évoquant de douces violences et bien des méandres amoureux dans un univers sonore singulier.

Après Les Choix esthétiques, premier EP qui a attiré les oreilles en 2016, Acquin – un de ces noms qui se prêtent à bien des interprétations et des jeux sonores – a poursuivi sa route, marqué par la rencontre avec Frédéric Lo. Une rencontre logique tant Acquin a été marqué par le travail fait avec Daniel Darc sur Crève cœur, un album qui le toucha particulièrement. Tout naturellement, Bareback est un lien esthétique fort entre celui qui n’est plus et celui qui est en devenir.

Accompagné d’un quatuor rock formé de Thomas Chalindar à batterie; Olivier Legall aux claviers et Stéphane Mugnier à la basse, avec au passage quelques incursions d’Antoine Tiburce (Alex Beaupain et Frédéric Lo) aux claviers, Acquin livre un univers musical de belle tenue entre l’univers sombre d’un Nick Cave, les éclats d’un Rodophe Burger ou encore le phrasé musical d’un Benjamin Biolay.

On sent aussi dans les choix harmoniques les influences d’un musicien d’abord formé au classique – Laurent Douay a fait ses premiers pas dès 4 ans au violon avant de rejoindre la conservatoire Gabriel Fauré à l’âge de 8 ans – qui a accompagné l’altiste soliste Yuri Bashmet en se perfectionnant en harmonie au CNR de Lyon. Sans pour autant se désintéresser des rythmes pop/rock dont cet album est une preuve tangible.

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Christophe dans les paradis bleus

Hommage

Avec son allure de mousquetaire hors modes, Christophe a suivi les chemins de traverse de la chanson française, signant des tubes décalés qui ont marqué l’univers pop français. Un défricheur de sons.

C’était en 2002. Cela faisait vingt-six ans que Christophe – dopé par le succès de Comm’ si la terre penchait – ne s’était pas produit sur la scène de l’Olympia et l’attente était énorme. Les places s’étaient arrachés et, devant l’afflux, la production avait organisé un concert de plus, la veille du jour J, un dimanche soir. Il avait fallu patienter plus d’une heure avant de voir débouler sur la scène mythique du boulevard des Capucins le créateur du Beau Bizarre, une chanson qui le définissait mieux qu’un portrait dans la presse. Sa longue chevelure d’un blond délavé cerné par un halo de lumières, dans une mise en scène magnifique de Dominique Gonzalez-Foerster, Christophe avait  ébloui son monde, même si cette « couturière » avait des allures de répétition générale.

Bidouilleur du son, oiseau de nuit qui aimait autant le cinéma que le poker, Christophe a toujours exploré tous les rivages musicaux avec le choc des années 70 quand les synthétiseurs lui permirent de bidouiller les sons jusqu’aux premières lueur de l’aube dans son labo-studio de  son appartement donnant sur le boulevard Montparnasse. Créateur paradoxal, Christophe avait ainsi retrouvé son complice des Mots bleus, Jean-Michel Jarre, la nuit d’un certain 13 novembre 2015 où, loin des sirènes des ambulances tentant de sauver les victimes des attaques terroristes, ils avaient écrit Les Vestiges du chaos. Lire la suite « Christophe dans les paradis bleus »

Le folk-rock des labours

Sixième album du groupe Wazoo, Agriculteurs(*) est une ode festive à la vie rurale. Ça balance pas mal du côté des labours…

Wazoo est un groupe né en 1999 lors d’une ballade au pied du plateau de Gergovie, en Auvergne : Jeff Chalaffre et Kevin Quicke mettent sur les fonds baptismaux le groupe et signent un premier album où le public repère vite un titre : La Manivelle.

C’est une affaire qui tourne ensuite rond  et, en début confiné de 2020, Wazoo célèbre vingt années d’existence par Agriculteurs, un album dont le titre se passe de commentaires : l’opus est une célébration folk-rock du monde rural. Dès la chanson-titre, le message est clair : « On ne redoute pas le labeur/ Pour le pire pour le meilleur/ La terre est au fond de nos cœurs/ Car nous sommes… Agriculteurs. » Et le clip de ladite chanson est signé par de jeunes agriculteurs de Haute-Loire qui n’ont pas mis la charrue avant les bœufs…

On sent chez Wazoo un certain penchant à la nostalgie quand il s’agit de célébrer l’art de lever le coude (Boire un canon; Chabrot, où le groupe se moque au passage d’une accorte animatrice qui creuse son sillon télévisée en arpentant les champs de France et de Navarre). Cela dit, chez Wazoo, l’inspiration reste champêtre et festive et les mots sont surtout prétexte à des arrangements qui fleurent bon le folk des familles avec un zeste de rythmes cajuns.

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En ballades avec Grand Palladium…

CHANSONS


Le premier disque éponyme de Grand Palladium – duo né du côté de la rade de Brest,  qui vit naître quelques belles destinées du rock – sonne comme un appel du large. Avec des mélodies folks-rocks bien tempérées.

Duo fondé à Brest par Kevin Moal et Vincent Dauvergne, Grand Palladium a pris le chemin de la scène en Bretagne comme dans le reste de la France depuis cinq ans. Et c’est en tournant en première partie de Matmatah que le groupe s’est fait connaître du grand public et a rodé les onze titres composant ce premier disque griffé de leur nom. Ces deux là se croisent depuis un temps certain et Vincent a même déjà roulé sa bosse avec le groupe Lazhar (on se souvient de la chanson Hanna), tandis que Kevin assurait les guitares dans la formation Septembre.

Le hasard fait bien les choses et les deux musiciens qui se sont croisés en 2015 et fait des bœufs ensemble ont mis sur les fonds baptismaux ce Grand Palladium, un nom qui marie – ces deux gars sont espiègles – une célèbre marque de chaussure et The Grand Budapest Hotel, le film de Wes Anderson qui les avait, tous deux, marqués.

Pour cette nouvelle aventure, Grand Palladium  a embarqué un habitué des studios : Benoît Fournier alias Scholl, le batteur de Matmatah et le disque a été mastérisé au célèbre Abbey Road Studios de Londres par Frank Arkwright. Si Benoît Fournier assure les batteries, Vincent Dauvergne et Kevin Moal assurent toutes les parties musicales de l’opus où le folk et le rock se marient au son des pianos, violons, harmonicas, dobro et autres percussions. Et, mélodiquement, ce premier album offre une belle unité sonore dès le premier titre, Tant que la nuit veut tomber qui débute par de jolis arpèges de picking aux guitares avant que les arrangements ne s’étoffent.

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