Baptiste Dupré, ardéchois cœur fidèle

Guide accompagnateur de montagne et chanteur : Baptiste Dupré n’est pas un artiste comme les autres et le prouve avec Petites choses et vaste monde (*).

Installé à Burzet en Ardècle, Baptiste Dupré cultive son métier en flâneur des planches. Après avoir gagné des tremplins, remporté quelques trophées, s’être lancé dans des projets un brin étranges, comme une tournée semi-hexagonale en vélo,  le voilà de retour avec son quatrième album, Petites choses et vaste monde, où son goût pour les grands espaces vierges et la nature, présent dès ses premiers enregistrements en 2013, continue d’être source d’inspiration. Les Heures troubles, une rêverie  irlandaise,  Chut !, Demeurer un instant en apportent une preuve de plus. Dans le deuxième titre évoque, l’artiste chante : « Demeurer un instant dans la beauté des choses/ La seconde alanguie au soleil d’été/ Les champs de blés jaunis que le vent a couché/ S’éveillent le soir venu dans le parfum des roses. » Au détour de ses propres textes, Baptiste Dupré signe une belle version folk de cette Montagne, chère au cœur de Jean Ferrat, lui-aussi citoyen de l’Ardèche. Dans une interview à FilZik, il déclarait : « La nature et la montagne ont une place primordiale dans ma vie. Je vis en plein cœur des montagnes d’Ardèche, au bord d’une rivière sauvage aux eaux cristallines. La nature est un guide de l’existence. »

Dans ses chansons en forme de petits court-métrages, Baptiste Dupré sait passer de l’universel  à l’intime : il peut aussi bien évoquer la simplicité du quotidien (Les Petites Choses) que s’interroger sur la complexité des relations humaines dans la très belle chanson Les Pleurs de Lola. Sa voix peut aussi se faire plus grave quand il s’agit d’évoquer La Rumeur. « Ne la laisse pas rentrer, ne deviens pas docile, ne lui tends par la main/ Ne nourris pas sa faim, ne construits pas sa niche au fond du jardin. » Ou d’évoquer un petit coup de blues avec Je suis las. Il chante : « Je consomme à m’en consumer/ Ça m’assomme de pas m’assumer/ Dans le bruit, je rêve de silence/ Donnez-moi un chemin un sens. »

Musicalement, ce nouvel album offre un univers folk de belle allure où le picking des guitares a de belles résonances, avec, au gré des plages, la présence d’un grand musicien de jazz, le trompettiste Stéphane Belmondo qui apporte « sa » touche sur la mélodie de L’Ignare.

Les ballades folk de Baptiste Dupré nous offrent, in fine, quelques beau moments pour laisser l’esprit vagabonder.

(*) Ariane Productions/ Socadisc

 

 

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