Andoni Iturrioz : chanteur rimbaldien

Après avoir bourlingué dans le monde entier, Andoni Iturrioz, né à Paris en 1976 mais d’origine basque, signe avec Le Roi des Ruines (*), un disque singulier à la poésie brute à fleur des sons.

Il y a dans les chansons d’Andoni Iturrioz quelque chose d’incandescent. L’artiste a le verbe haut et le sens des images poétiques qui portent.

En huit titres, il  embarque son monde dans son  singulier univers, fruit de deux décennies de recherches et de rencontres. Il est vrai, l’homme a, tel un Rimbaud moderne, largué les amarres à 19 ans pour courir les routes du monde durant cinq années, d’Asie en Afrique, en passant par l’Océanie. C’est en 2001 qu’il a posé son sac de voyage à Barcelone avec l’envie de faire de la chanson son terrain de jeu et d’expression.

De retour à Paris en 2007, reprenant son vrai patronyme,  Andoni Iturrioz  signe avec Le Roi des ruines, un disque de haute volée, avec des textes ciselés qui détonnent dans l’atmosphère actuelle un peu molle de la chanson. Dans ses longs monologues incantatoires comme La Joie noire ou La Fabuleuse histoire de Judas Iscariote, dans sa manière de prendre date, il y a une manière de s’exprimer qui lorgne du côté d’un Léo Ferré.  Ainsi dans La Joie noire, il martèle tel un prophète moderne  avec un sens certain du sarcasme: « Entendu que la Beauté a toujours raison/ Et qu’il nous faut être un creuset/ L’horreur a son potentiel/ C’est le cri. » L’exercice n’est pas une pâle copie du créateur du Chien, et sonne avec une mélancolie propre. Lire la suite « Andoni Iturrioz : chanteur rimbaldien »

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