Marc Delmas à une main…

Dix ans après son dernier album, Bloody Mary, Marc Delmas est de retour avec La Superficie du ciel, un disque au folk épuré où l’auteur-compositeur-interprète et musicien bordelais pose une poésie douce. On peut parfois regretter que l’ensemble ne manque pas de nerfs.

Les guitares ciselées répondent au solo d’harmonica comme dans Tisser des poèmes.  Et quand les arpèges de piano déboulent c’est pour habiller en douceur la réflexion sur le temps qui passe dans Jouvence... Après avoir emprunté des chemins de traverse, collaboré pour le théâtre ou la danse, Marc Delmas est donc de retour sur le devant de la scène avec un folk boisé et un univers qui est marqué de l’empreinte de Radiohead, Joni Mitchell et côté français d’un Silvain Vanot.

Sans jamais hausser le ton, Marc Delmas joue sur des nuances lumineuses pour évoquer le temps qui passe et le jeu de la nature avec des textes qui ne dédaignent pas le double sens dans la digne lignée d’un Bashung. Dans la chanson-titre, il chante ainsi : « De foulées en foulées, / traverser des plaines pleines de non-dits/  nantis, d’adeptes bien nourris. » Plus bucolique au cœur de la ville quand il s’agit de dire l’amour sur tous les tons, il célèbre son goût pour les Roses trémières, ses « fleurs téméraires, ses fleurs préférées »

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