Marcel Azzola : un accordéon s’éteint

Marcel Azzola est mort. Âgé de 91 ans, il avait accompagné Piaf et Barbara. Et, par la grâce d’une chanson, Jacques Brel avait rendu célèbre son prénom.

Il continuait de se produire sur scène, malgré une santé qui déclinait. Jusqu’au bout, Marcel Azzola fut fidèle au piano à bretelles qui l’avait rendu célèbre. Le célèbre « chauffe, Marcel ! »,  lancé Jacques Brel, en 1968, en plein enregistrement de sa chanson Vesoul,  avait donné un prénom à son visage. Son nom demeurera à jamais associé à tous les aspects de l’accordéon de papa :  du bal musette au jazz en passant par la création originale. L’homme était un modeste. Plutôt que de relater ses nombreuses aventures avec le grand Brel, il préférait faire « parler » son instrument. Il est aujourd’hui en deuil…

En 2005 dans un portrait du Monde, il disait : « Oh, la gloire c’est très relatif, vous savez. Regardez le jeune garçon de café. C’est normal qu’il ne me connaisse pas. S’il me parlait de son groupe de techno favori, ce serait pareil pour moi… Non, je n’ai pas la grosse tête. Je n’aimerais pas, en tout cas. » Comme le chantait Brassens, Azzola était un « modeste ». Mais quel talent !

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑