Les voyages de deux frères

Duel se glisse sur les ondes pour livrer une pop ciselé à travers Palma Pop, un EP de six titres qui invite à un voyage de notes et de mots.

L’un vient de Roubaix, l’autre du Mans.Julien Boulfray et Brieuc Carnaille ont uni leur inspiration et leur destinée pour faire de la musique personnelle et originale. Palma Pop illustre bien  les ambitions d’un groupe qui a d’abord commencé à écrire en anglais en hommage à un artiste qu’il aime par dessus tout : Bob Dylan. Avec Palma Pop (*), Duel nous invite cette fois dans la langue de Molière (avec quelques mots en anglais parfois) à découvrir leur univers de pop bien tempéré.

D’un long séjour aux États-Unis, le duo a rapporté tout un univers sonore et des souvenirs pour nourrir leur univers créatif, inspiré aussi bien par des moments dans les petits restaurants de la ville que par les carrefours de Brooklyn ou encore les buildings du West Side. Avec, en toile de fond, l’atmosphère cinématographique de Manhattan. Sans oublier  un soupçon d’érotisme et de sensualité glissé dans le décor, comme l’atteste la pochette de l’album qui évoque des formes callipyges. Perfectionniste, Duel a confié la confection  de ladite pochette, qui se remarque, à Paul Rousteau qui parvient à évoquer le sensuel dans une image colorée et intrigante.

Le coup d’envoi du disque, c’est la mélodie très pop britannique de Mantra, en forme d’invitation à partir « à Vienne » où les mots et les rythmiques ne sont pas sans rappeler l’univers d’un Alain Bashung (on retrouve chez eux le même goût pour des mots désuets comme « volutes »). Et qui nous signifie « que la route est longue jusque là-bas« , non sans une évocation mélancolique de la douceur d’un Los Angeles de villégiature.

Le ton est plus mélancolique – même si le tempo n’est pas ramollo- dans À la vie, à la mort, évoquant le temps qui passe et la jeunesse. « Tu te souviens de ces nuits blanches/ Perdus dans notre enfance » chante Duel dans une rythmique ponctuée de roulements sonores de batterie, avec l’irruption d’une voix féminine qui pose un regard adulte sur les souvenirs de jeunesse qui lance « Quand on grandit, tout le monde disparaît. »

Enlevé et dansant, Palma Pop a une certaine personnalité, même si la manière de dire les mots, les intonations font souvent penser à  Daho ou à Alain Souchon (L’Heure de gloire). S’il y a parfois un air de Déjà-vu (ou déjà entendu) dans cet opus, assez finement réalisé, Duel parvient à  y ajouter une petite musique personnelle sur des textes dont certains font penser à des tableaux hyper réalistes américains.

(*)Label Beaucoup Music

 

 

 

 

 

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