Karin Clercq sort de la boite

Quatrième disque de Karin Clercq, La Boite de Pandore est un album musicalement ambitieux et dans lequel la chanteuse ne chante pas que pour jouer sur les sonorités des mots. Il faut donc ne pas craindre d’ouvrir cette boite…

La Boite de Pandore commence par une chanson puissante évoquant le drame des migrants : J’avance, un texte dont le contenu a évolué tout au long de la maturation du disque. Elle est suivie par la chanson-titre, accompagné d’un clip qui en dit long sur la violence mondiale.

Née sur la fameuse scène pop belge, Karin Clercq  est de retour avec ce quatrième disque, neuf ans après La Vie Buissonnière. Après avoir longtemps collaboré avec Guillaume Jouan, le complice des premiers albums de Miossec, l’artiste a choisi cette fois de bosser avec la jeune génération pour les  arrangements et  la réalisation d’une équipe formée de la multi instrumentiste belge Alice Vande Voorde (Valko, Kùzylarsen) et du français Emmanuel Delcourt (Roscoe, My little cheap dictaphone), de Laurent Mathoux à l’enregistrement et du lillois Remy Deliers au mixage. Le résultat est un album qui, même s’il peut parfois sembler disparate, sonne avec de vraies tonalités modernes sans pour autant être à la mode.

Conviant aussi bien Alfred de Musset pour le monologue de Perdican dans On ne badine pas avec l’amour que le Bashung de Madame rêve –même si ce n’est pas le meilleur moment du disque –  en passant par une très belle évocation d’Antigone, Karin Clercq connaît ses classiques mais les célèbre dans un écran musical bien de son temps. Une artiste qui aime le partage comme le montre des rencontres : ainsi avec Sacha Toorop sur Je garde.

En multipliant les interrogations dans ses chansons, Karin Clercq offre un cocktail  mélodique de belle facture en affichant les coups de cœur et les coups de griffe d’une jeune femme libre. Et qui ne chante pas pour passer le temps. Il faut donc sans tarder – et sans crainte – ouvrir cette boite musicale venue de Belgique, un pays qui, décidément, sait faire éclore quelques beaux talents artistiques.

Ceux qui apprécient cet univers pourront aller l’écouter « on stage » : elle sera au Sentier des Halles à Paris le 9 janvier.

(*) Disque Gabal productions

Trois petites notes de musique…

… et encore

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