Samuel Cajal : en solo mais bien entouré

En solo, Samuel Cajal se lance sur le devant de la scène avec Une Issue. Un disque de belle facture conçu de façon minimaliste avec voix, guitare et looper.

Longtemps, Samuel Cajal s’est effacé derrière le collectif. Et il a beaucoup écrit, produit ou même joué avec d’autres artistes (Fanch, Karina K !, Albane Aubry) sans oublier l’aventure – désormais derrière lui- de 3 Minutes Sur Mer, ce groupe qu’il formait avec le chanteur Guilhem Valayé.

Il était sans doute temps pour lui d’attaquer la face solo de l’ascension, même s’il a su s’entourer de fidèles compagnons que sont Johan Guidou, coté batterie et machines, et Matthieu Lesenechal aux claviers. Ensemble, ils ont concocté un album où il passe d’une colère retenue (dans Cœur noir par exemple) à des mélodies pop-song, comme en témoigne la chanson d’ouverture, qui évoque la dépression : Tu mords. « Tu es comme un chien qui essaie de se défendre » lance t-il. Mais Samuel Cajal, avec un univers musical qui pourrait rappeler parfois Bashung et Noir Désir, sait aussi élever la voix comme dans Indigné. « Si ça pique, c’est qu’on est vivants » lance t-il.

Sur le devant de la scène, Samuel Cajal ne perd pas le nord et n’a pas perdu aussi son sens du collectif comme le prouvent bien des duos : Hildebrandt sur Cœur noir;  Nellyla sur Indigné). Mais c’est dans l’hommage à son père disparu qu’en compagnie de Karina K !, l’artiste signe la très belle ballade crépusculaire, Décibels.

Mélancoliquement rythmé, Une issue n’est pas une voix de garage pour Samuel Cajal mais le point de départ pour de nouvelles aventures musicales seul sur scène. Il a le souffle pour durer. Un  l’artiste  dont il faudra désormais suivre les voyages en solitaire. Car il sait marier des mélodies minimalistes – mais ciselées –  à des textes parfois abrasifs. Alors, en regardant loin derrière la glace du comptoir, on l’écoute chanter :

« Sur la chaussée, le bitume à canailles, 
Nos ergots élimés ont livré toutes leurs batailles. 
Entre loups et chiens, 
Nous frayerons-nous un chemin ? »

Samuel Cajal  taille sa route, à sa manière. Et, désormais,  on a envie de faire un bout de ce chemin en sa compagnie..

(*)La Couveuse/ Differ-Ant

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