Naples sur tous les modes

Chanteur et accordéoniste du groupe Brastch, François Castiello a su bien s’entourer pour livrer sa vision de Naples au cœur du collectif Lalala Napoli qui revisite à nouveau les classiques des mélodies napolitaines dans Disperato (*). Inventif et tonique en diable.

Il fallait bien que François Castiello, l’accordéoniste toujours inspiré du groupe Brastch,  replonge un jour dans ses racines musicales. Avec le deuxième disque du collectif Lalala Napoli, Disperato,   il confirme la variété de son inspiration et cet enracinnement.

Réunissant à nouveau sa bande de cinq musiciens autour des musiques populaires de Naples, François Castiello mêle l’acoustique et l’électrique dans ce disque où la liberté d’expression  prend son envol libérant, au gré des morceaux, une émotion palpable. Trilles de flûte, nostalgie d’un accordéon voyageur, basses solides, mandoline délicate… ce disque sent le « live » à plein nez et pétille de vie. Il y a du bal napolitain, aussi chaleureux que fou et exubérant, dans ce panorama en quatorze morceaux qui débute en fanfare avec Simme e napule paisa et qui se termine par une version mémorable de Funiculi Funicula. Un album qui offre aussi des mélodies moins connues comme ce Cannettella, porté par les arrangements du maître de cérémonie.

Avec ce groupe, la tarentelle semble née d’aujourd’hui tant il insuffle de la vie et du mouvement dans ces mélodies ancestrales.

Avec Lalala Napoli, la sérénade n’a pas pris une ride, bien au contraire, et ce collectif de musiciens donnent une irrésistible envie de danser, de taper dans les mains – de vivre quoi ! – au plus mou de ses auditeurs.

Si chacun des membres du groupe Brastch emprunte aujourd’hui des voyages en solitaire, les ponts ne sont pas coupés pour autant et, Lalala Napoli en est un bon exemple, les trois  décennies passés ensemble n’ont pas émoussé l’envie de partager la joie de jouer à plusieurs sur scène, sans se satisfaire de la célébration d’un quelconque ego. La nouvelle vie artistique de François Castiello -flanqué ici d’un deuxième accordéoniste Julien Cretin – pourra t-elle être aussi longue que celle de Brastch ? Dans la revue Accordéon, il  souligne : « J‘ai joué plus de trente ans avec Brastch, jamais je n’aurais pu le prévoir dans les premières années de notre rencontre. Longue vie à Lalala Napoli! ».

Une chose est sûre : François Castiello et sa bande ont assez de ressources pour exprimer d’autres couleurs musicales sur,  ce « Naples fantasmé« , pour reprendre son expression de chevet.

(*)La Curieuse/ L’Autre distribution

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