Fred Nevché : les mots sur la route

Valdevaqueros (*) marque le retour sur les ondes de Fred Nevché avec un album écrit de Marseille au Québec, via Casablanca. Des mots qui résonnent car mis en valeur par des arrangements synthétiques épurés.

Valdevaqueros porte le nom d’une plage de sable fin d’Andalousie (ci-dessous), entourée par les dunes qui longent la « Costa de la Luz ». Un tel endroit symbolise une invitation au voyage et donne justement son titre au nouveau disque de Fred Nevché, alias Fred Nevchehirlian, un artiste dont les racines se trouve dans le quartier des Olives, à Marseille, même si ses ancêtres ont pris le chemin de l’exil, les uns de l’Espagne sous la dictature franquiste, les autres de l’Arménie paternelle.

Ceux qui connaissent le parcours de Fred Nevché savent qu’il a déjà un solide parcours derrière lui.  Ancien professeur de français, impliqué dans les premières années du slam en France, il a commencé son aventure discographique avec son premier groupe Vibrion et un album éponyme remarqué par un prix au Printemps de Bourges en 2005. En 2009, il vole avec son propre nom  avec Monde Nouveau Monde Ancien, où figure le guitariste Serge Teyssot-Gay, se promène ensuite sur les vers de Prévert… Bref, entre slam, rock et chanson française de facture plus classique, Fred Nevché  a su façonner un univers original dont ce nouvel album est l’expression aboutie. Il se joue aussi bien d’une simple ligne mélodique de synthétiseur qued’un chant a cappella, l’éclair d’une mélodie au violoncelle ou au piano pour soutenir ses courtes histoires. Et Nevché n’hésite pas à offrir des mélanges musicaux inattendus comme dans Je naviguais vers mon rêve, où sa voix, d’abord modifiées par l’électronique, surgit sur différents niveaux. Ce mixage des voix est d’ailleurs une marque de fabrique chez Nevché.

Dans ses chansons, Nevché peut aussi bien évoquer des rêveries de voyage comme dans Autoroute, dans laquelle il fait partager dans une grande économie de mots, l’anonymat d’une errance bitumée que saluer, sans pathos, la silhouette du grand rocker made in France, dont la disparition a donné lieu à des flonflons républicains, dans la dernière chanson de l’opus :  Moi, je rêve de Johnny souvent.

Le temps de deux Interludes  – dont le second a des accents de Vangelis – Nevché propose deux esquisses musicales qui pourraient aussi bien habiller ses mots choisis. À découvrir les clips qui accompagnent les chansons, on mesure à quel point les siens sont autant d’occasion de larguer les amarres.   « L’inconnu brillait dans mes yeux » chante t-il dans la chanson-titre de l’album. A plonger dans l’univers sonore de Nevché, on a envie de partager un brin de route avec lui.

Info + : Fred Nevché sera en concert le 11 décembre au Point Éphémère à Paris.

(*)Label Internexterne

 

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