Yara Lapidus : la voie mélancolique

Habillée par les musiques de Gabriel Yared, Yara Lapidus donne de la voix, singulière, dans Indéfiniment (*). Une atmosphère certaine dans un album ciselé, mais un univers qui manque de tonus.

Qui ne connaît pas Gabriel Yared, grand nom de la musique de films, auteur notamment des musiques originales de Le Patient anglais,  Cold Mountain, Juste la fin du monde ? En 2012, le célèbre compositeur rencontre Yara Lapidus et tombe sous le charme de sa voix profonde, au grain particulier, et qui est,  comme lui, native de Beyrouth.

Yara a déjà connu plusieurs expériences : styliste, elle a travaillé chez Lapidus, pour la maison Balmain et fut aussi assistante d’Oscar de la Renta. Elle a aussi lancé sa propre griffe. Après avoir épousé Olivier Lapidus, elle a aussi suivi des cours de comédie mais n’a pas cédé pas aux avances de Dominique Besnehard, célèbre agent de bien des stars du cinéma, qui veut la recruter. Elle a d’autres projets en tête, notamment de mettre en musique les textes qu’elle écrit. En 2009, elle sort un album intitulé Yara et puis croise le chemin de Gabriel Yared à Beyrouth.

Pour elle, Yared revient à la chanson qu’il avait un brin délaissée pour les musiques de film. On se souvient qu’il fut producteur de Michel Jonasz ou encore de Françoise Hardy. Il leur faudra deux années de collaboration pour qu’Indéfiniment voit le jour. «  Le point de départ est le timbre de Yara, pour lequel j’ai composé mes mélodies. Ses textes sont venus ensuite presque naturellement et un thème s’est imposé : l’amour, traité dans chaque chanson sous un angle différent. Les mots, la richesse des images qu’ils suscitent sont les séquences d’un film imaginaire… « , note Gabriel Yared en guise d’invitation au voyage sur le site de l’artiste

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L’HAWAII prend l’air du large …

Invitation au voyages sur fond de reggae, de funk-rock et d’afro,  Dans mon île est le premier disque de L’Hawaii, nom de scène d’Alain Girard qui a composé le tout  du côté de l’Île de Ré, chère à Vauban.

Six titres en guise de cartes de visite : entouré d’une bande de copains et créatifs de son île de Ré, L’Hawaii nous propose de larguer les amarres sur des rythmes chaloupés. L’artiste est tombé dans la musique tout petit car entouré d’un grand frère et d’une grande sœur, devenus aujourd’hui musiciens professionnels : Catherine « Cajoune » Girard est leader du groupe de jazz-swing Sweet Mama, et Laurent est  guitariste et chanteur du groupe L’Oranger.

Skipper et surfeur, L’Hawaii est aussi inspiré par la mer. Cette double passion lui avait déjà inspiré en 2004 un titre pour le Vendée Globe de Benoit Parnaudeau  : il était sorti sur l’album Vendée pas l’globe. Cette fois, ses voyages en bande pour dénicher la bonne vague, de  Bali à la Californie, lui ont inspiré une chanson de circonstances, Cartes de houle. Il y a aussi les accents de calypso sur Tranquille et bien sûr un reggae des familles sur Au bois, où il évoque une bringue en forme de déglingue Wood Beach, et Mini chou. Lire la suite « L’HAWAII prend l’air du large … »

Un quatuor loufoque et rock

Improbable réunion de quatre mordus de la scène, le groupe Bancal Chéri signe un album tonique qui joue sur bien des tempos. Zoom.

Quatre mousquetaires du délire, Dimoné, Roland Bourbon, Nicolas Jules, Imbert Imbert avaient tout pour se rencontrer et marier leur énergie respective. C’est chose faite avec Bancal Chéri, un groupé né au cours du spectacle collectif Boby Lapointe repiqué où, à l’occasion du 90ème anniversaire de la naissance du barde de Pézenas, ils s’étaient retrouvés sur scène pour célébrer le répertoire déglingué et abrasif de ce jongleur des mots au débit d’une mitraillette.

L’énergie de cette complicité née sur les planches, a donné envie aux quatre lascars de jouer les prolongations. C’est chose faite avec cet album qui joue sur tous les tableaux et tous les tempos. A quatre mains, ils ont concocté ce puzzle musical où se glisse parfois un musical au titre poétique (Glass Glock). Lire la suite « Un quatuor loufoque et rock »

Quand l’Acadie débarque…

Pour sa treizième édition,  La Semaine Acadienne propose, du 8 au 15 août, une affiche musicale variée qui montre la créativité de ses cousins outre-Atlantique. Zoom sur une programmation qui a du peps.

L’idée de ce festival était presque une évidence pour qui connaît son histoire . De fait,  le 6 juin 1944, des centaines de soldats Acadiens débarquaient en Normandie sur la zone de Juno Beach. Objectif ? Venir libérer la France au péril de leur vie.  Soixante-quatorze ans plus tard, la Cote de Nacre  commémore cet engagement avec un langage universel  : celui de la musique. Violons,  guitares,  batteries,  pianos et  voix acadiennes inviteront à la fête de Courseulles-sur-mer  à Bernieres-sur-mer via Luc- sur-mer , Douvres-la-Delivrande… Sans oublier des projections, des expositions et autres bals

Pour sa 13eme edition, La semaine Acadienne accueille  des artistes qui sont tous en  « provenance directe » d’Acadie et du Quebec. Outre Natasha St Pier (ci-contre), une habituée pour un concert intitulé Confidences pour un piano, on verra débarquer sur la Côte de Nacre le plus pacifiquement possible Les pirates du groupe Bodh’Aktan (ci-dessus à gauche), en provenance des îles de la Madeleine à Québec; Gelly Boudreau, venu de Nouvelle-Ecosse; Emilie Vidrine et Tee Franglais, arrivant de Louisiane… Entre autres car la liste des artistes est longue.

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