Quand Léo habillait Guillaume

Entre Apollinaire et Ferré, c’est une longue histoire d’amour. Dès 1957, il créait un oratorio magnifique sur un des poèmes-culte de Guillaume : La Chanson du Mal Aimé (*).

C’est peu dire que le long poème de Guillaume Apollinaire, cette Chanson du Mal Aimé, a « habité » Ferré. Il ne posera ses notes sur un poème aussi dense et complexe que des années plus tard : ce sera Une saison en enfer, de Rimbaud.

En ce début des années 50, il faudra à Ferré, qui était encore peu connu, un an de travail pour achever sa partition entre mars 1952 et avril 1953. Auparavant, il avait demandé la permission à la veuve du poète, emporté par la grippe espagnole en 1918, l’autorisation de mettre de la musique sur ces vers

Une fois la composition terminée – peu de reprises figurent sur la partition originale comme si l’œuvre avait jailli « spontanément » de l’esprit de l’artiste – Ferré n’était pas au bout de ses peines. Car le comité de radiodiffusion de Radio Monte-Carlo (où travaillait Ferré à l’époque), va garder la partition six mois et elle ne sera déposée à la SACEM qu’en 1954. Et le créateur de La Vie d’artiste ne s’essaiera plus à la musique symphonique jusqu’à 1972, Michel Defaye signant, avec brio au demeurant, les arrangements de ses chansons. Lire la suite « Quand Léo habillait Guillaume »

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