En souvenir de Lhassa…

Décédée à Montréal en janvier 2010, Lhasa a marqué les ondes en trois albums seulement. Hommage lui est rendu avec une Intégrale (*), accompagnée d’un inédit : un concert à Reykjavik, qui n’est pas bouleversant, il est vrai.

Plus connue sous le nom de scène de Lhasa, Lhasa de Sela est une chanteuse américano-mexicaine qui a vécu au Québec. En 1998, son album La Llorona (une ranchera mexicaine rendue célèbre par la célèbre Chavela Vargas) avait fait découvrir au grand public le drôle de nom d’une artiste à la voix grave, profonde, et qui chantait en trois langues (anglais, français et espagnol). Un disque présenté comme une évocation d’une « Amérique latine à la fois réelle et imaginaire, née de la mémoire d’une enfance itinérante. »

Il est vrai, Lhasa, née à New York en septembre 1972, n’avait pas décidé d’opter pour la vie d’artiste sur un coup de tête. Elle avait commencé à chanter à 13 ans dans un café grec de San Francisco et fait des gammes ensuite dans bien des lieux de musique comme la Maison de la culture mondiale de Montréal.Tissant un répertoire ouvert à bien des influences, y compris tziganes et klezmer, Lhasa avait pas mal bourlingué ensuite, vécu notamment deux ans et demi à Marseille où elle commença à écrire son deuxième album, The Living Road, dont la pochette sera illustrée des propres dessins de l’artiste.

Pour elle, le succès s’installe alors durablement et ses chansons sont même utilisées au générique de plusieurs films et émissions de télévision comme Les Soprano. Lhasa  a aussi travaillé avec d’autres frères de musique, tels Franck Monnet et Arthur H, Vincent Delerm ou le groupe Bratsch (ci-dessous). Une période forte, marquée par la longue tournée en 2004 et 2005 où elle se produisit en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Mexique en donnant plus de 180 représentations devant des salles le plus souvent bondées.

Si l’on connaissait bien les trois albums de Lhasa, cette Intégrale offre la captation d’un concert dans la capitale islandaise, le 24 mai 2009. De quoi contenter les amoureux d’une artiste emportée par la maladie,  à 37 ans seulement , en janvier 2010. Et pourtant, ce « live » n’a rien de vraiment bouleversant et semble même un peu mou, même si l’on sent la ferveur d’un public conquis d’avance.

(*) Disque Tôt ou Tard

La Confession

On rit encore (avec Arthur H à Paris en 2000)

 

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