Sand dessus dessous

Objet tranquille, Onaia, troisième album du duo Sand offre un voyage poétique, un brin mélancolique ,et apaisé dans des contrées musicales diverses et variées.

Prix Charles Cros en 2015 pour Sirocco, Sand est de retour avec Serge, son partenaire dans la vie comme sur scène, pour un album Onaia (*) dont les couleurs sont résolument pop world. Et dont la musicalité naît d’objets les plus divers comme le souligne la pochette qui évoque même l’usage de tuyaux à côté d’une bonne vieille basse ou de l’udu, percussion venue du Niger. Sur scène, le duo peut aussi se produire avec la pierre chantante, une sorte de harpe en basalte. Entre autres… « On a choisi des instruments qui font référence aux éléments », souligne Serge. Sand, pour Sandrine Button-Waeffler, fait référence  à un surnom reçu au collège mais aussi, on s’en doute, à l’auteure de La Mare au diable et femme libre dont la jeune chanteuse dit : « C’est une femme que j’admire énormément, qui a beaucoup apporté à la littérature française ».

En onze titres, Sand nous embarque sans hausser le ton ni mettre la sono à fond dans un univers poétique et onirique. Dès l’ouverture et ce Sanctuaire, Sand déclare : « J’ai perdu la carte/ Le chemin qui mène au sanctuaire/ Le sentier des secrets/ Alors j’ai marché. »

D’une voix douce, parfois à la limite du murmure, Sand nous propose  de prendre le temps de se poser, de regarder la vie qui passe et ses mélodies sont autant d’invitation à méditer avec des chansons douces mais pas molles. Avec toujours en toile de fond le désir d’un ailleurs plus paisible et régénérant comme l’évoque la chanson Le Bleu du désert qui se termine par « Je suis un Robinson rêvant d’autres îles/ Peuplées de papillons à la beauté fragile.« 

Évoquant divers  horizons comme cette Île rouge, et le sud de Madagascar, Sand veut aussi montrer des rivages préservés en évoquant le peuple Vezo, ces nomades de la mer, mais sans pour autant jouer sur une vision de carte postale pour touriste en mal de dépaysement. « Des pêcheurs Vezo/ Défient l’horizon/ Leurs pirogues à l’eau/ Pour seule maison. »

Célébrant la magie des Grands Espaces, Sand propose ainsi des chansons inspirées « sur la thématique de la recherche de soi »  dans un album plus intime et intimiste.

(*) Prod LabelDiff43/  Inouïe Distr.

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