Monsieur Chouf, crooner social

D’abord il y a la voix, rauque, puissante. Ensuite, il y a les mots qui sortent de certaines banalités musicales actuelles. Enfin, il y a une vraie personnalité, vibrante. Monsieur Chouf revient avec un quatrième album puissant et bigarré : Volatils (*).

Chez Monsieur Chouf, si le poing est parfois (souvent) levé, il n’oublie pas non plus la poésie d’un monde à réformer ni les rêves volés. En jouant sur une large palette musicale – rock dans Les Êtres jetables; manouche par les guitares dans Magie noire; plus swing avec Des aveugles par exemple – Monsieur Chouf, autre figure de la bande des Toulousains de la chanson, évoque tous les sujets qui le touchent.

Le Cimetière des oiseaux est ainsi une évocation sombre des errances des migrants qui ont endeuillé bien des écrans cathodiques sans jamais vraiment faire réagir  politiques et citoyens. Il chante ainsi : « Verrouillés les frontières/ Cadenacés/ Leurs rêves/ Tombés du ciel/ Sur le miroir de l’eau/ Morts les oiseaux. »

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La médiocre République des adieux…

Des funérailles nationales pour Johnny après un hommage aux Invalides pour Jean d’Ormesson et tout ça dans un battage médiatico-politique indécent et un Président des adieux. Et si on redescendait sur terre ?

Certes Johnny Hallyday a été un grand nom du rock français doublé d’un homme cordial : ayant eu l’occasion de l’interviewer à plusieurs reprises, je peux le confirmer… comme tant d’autres. Certes, Jean d’Ormesson était un homme d’une certaine époque, un lettré doublé d’un habile courtisan.  Certes, le président Macron se prend pour Bonaparte. Mais, de là à faire organiser des funérailles nationales à un rebelle prêt à bien des excès et à subir un discours présidentiel dans une église – alors que même que les religions sont à l’origine d’un pourrissement  de notre climat social-  et de là à faire passer Jean d’Ormesson pour François-René de Chateaubriand, il y a une limite que le sens du ridicule aurait dû convaincre certains de ne pas franchir.

Pour pimenter le tout, nous avons les égarements médiatiques d’une étonnante médiocrité où des évènements graves – la décision de Trump de déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem- sont évoqués souvent de manière lapidaire pour laisser la place à des directs où le consternant le dispute à l’anecdotique sur fond de pathos qui rappelle les vieilles règles médiatiques des jeux du cirque. « Du pain et des jeux » pour distraire le bon peuple des sujets graves, et politiquement dangereux… Lire la suite « La médiocre République des adieux… »

Un subtil mariage de déraison

Allier l’orgue et l’accordéon, Aria est un album en forme d’Ovni ou la rencontre musicale entre Richard Galliano et Thierry Escaich.

Avec pour simple fil conducteur de « jouer ensemble un large répertoire musical« , pour reprendre les mots de Richard Galliano, cet album Aria a suivi une rencontre « improvisée » lors d’une émission sur France Musique qui ont précédé une série de concerts consacrés à Bach, Vivaldi et autre Piazzolla.

Signant des variations sur un répertoire large, le duo nous surprend en revisitant des airs que l’on pensait dans un moule, ainsi quand Galliano et Escaich s’attaquent au Caruso, immortalisé par Lucio Dalla et « massacré » par certains chanteurs traîtres.  Commentaires de Thierry Escaich : « Il est toujours passionnant pour un compositeur d’aller chercher dans le répertoire les sources pour se renouveler. »


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