Babel fait un tour

Avec leur EP de quatre titres (*), Babel prouve que le groupe né de la volonté de Sébastien Rousselet, a désormais hissé la grand-voile.

Un titre, Bless(e) you, suffit à montrer les ambitions et les capacités d’un groupe comme Babel. Le verbe est haut et ciselé, la partition se teinte de hip-hop mais aussi de mélodies arabisantes avant que les cordes n’entrent en scène. Et alors, les mots de Sébastien Rousselet résonne à la manière d’une imprécation de Ferré : « J’voulais qu’ma vie ait un sens/ Et j’crève pour qu’on roule à l’essence. Ils l’auront pas au Paradis/ Tout l’or noir au fond du puits (…)/ Que Dieu vous blesse. »

Il est vrai, Sébastien Rousselet n’est pas sorti d’un coup de pub discographique. Né en 1976 dans une famille paysanne où les disques font partie du quotidien des cinq enfants. Fou des Doors à la naissance du grunge, le jeune Sébastien compose un opéra-rock avant de filer à Londres, de découvrir la drum’n’bass dans certains clubs… A son retour en France en 2004, Sébastien sait qu’il veut suivre sa vie d’artiste.

En choisissant pour nom de groupe celui de ce lieu biblique où tous les peuples et les langues jouent le métissage, Sébastien a multiplié  les concerts sous toutes leurs formes en assurant les premières parties d’Abd Al Malik, de Sanseverino comme de Loïc Antoine. Il a aussi animé des ateliers d’écriture dans les prisons et les écoles primaires, histoire sans doute de voir des rivages aussi différents que possible et de nourrir une inspiration au long cours.

C’est en 2010 que Babel a pris son visage actuel avec l’arrivée du pianiste Nino Vella, de DJ Slade et la violoncelliste Solène Comsa. Le résultat, ce sont les quatre titres de belle facture de cet EP où Babel fait de beaux tours de piste. « J’aime la vraie vie mais je préfère les romans » chante Babel  dans Tu mens. Avant d’ajouter « Mens-moi mais aime moi » dans une mélodie en forme de mélopée. Un univers sonore et visuel tout à fait saisissant. Et quand, sur scène, le groupe revisite un tube célèbre de Jacques Brel, c’est pour lui donner une nouvelle vie, comme l’atteste le clip concocté par le groupe qui, là encore, fait preuve d’imagination.

(*) Warner Music Group

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