Un animal nommé Nirman

Nouveau venu de la scène francophone, Nirman est un jeune musicien à la voix aérienne qui déboule avec un premier EP, Animal (*).

De son père Leonid, Nirman a hérité d’un goût pour la nostalgie slave. Pas son parcours, il a baigné dans un univers musical électro pop. Cela donne une couleur certaine à son premier EP, Animal, où l’on passe aussi bien à une rythmique acid-jazz (Le Pourquoi du comment) qu’à une mélodie mélancolique plus classique dans Azzam David. Un univers qui n’est pas sans rapport avec celui d’un Alain Chamfort avec lequel Nirman partage un certain timbre de voix haut perchée.

« L’emballage » musical de cet Animal ne manque pas de charme, et l’on se laisse bercer par des musiques où le piano cède la place au synthé pour habiller la voix de Nirman d’une atmosphère particulière. Grâce aussi à la présence de Guillaume Farlay, bassiste qui a accompagné aussi bien Matthieu Chedid que Michel Fugain, et celle de Romain Berguin, l’assistant d’Eric Serra.Là où cet Animal peut décevoir un peu c’est dans des textes où la rime n’est pas toujours riche, pas toujours audacieuse. Et cède parfois à une certaine superficialité. Mais, quand Nirman se découvre un peu plus, cela donne une très belle chanson, Azzam David qui en dit plus qu’un long discours politique.

Quelques réserves donc mais un artiste dont il faudra suivre l’évolution dans les années à venir. Il sera au Café de la danse à Paris le 30 juin.

(*)Dimook Promotions

 

 

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