Klô Pelgag, la folle poésie venue du Québec

klo%cc%82-pelgag-justmusic-fr_L’Étoile thoracique – un titre qui est déjà tout un programme – c’est la nouvelle invitation au voyage d’une artiste, Klô Pelgag, venue du Canada.  Un univers déconcertant, décalé mais qui ne manque ni de talent, ni d’originalité.

Humour décalé, chansons à l’univers baroque, voire inquiétant, et voix claire et haute qui se promène sur des textes non dénués de poésie : Klô Pelgag fait partie de ces artistes féminines qui ont éclot sur scène. Il y a quelques similitudes entre cette jeune artiste  et une Camille dans la manière de débouler sur les planches (comme sur les ondes) et d’oser bien des choses, des rencontres. Une artiste qui a découvert, adolescente, qu’elle pouvait exprimer des émotions personnelles grâce à la musique alors que les études la barbaient et que les notes n’avaient rien d’une partition musicale glorieuse. Pour autant, Klô Pelgag ne cherche ni à séduire, ni à suivre le troupeau. Son credo serait plutôt : « ne pas faire de la chanson conventionnelle ». Pari risqué mais pari pleinement réussi.

L’Étoile thoracique en apporte une preuve de plus avec des titres qui ne cherchent pas le premier degré, ni le signifiant à tout prix : des Ferrofluides-fleurs à Les Mains d’Édelweiss, en passant par Apparition de la Sainte-Étoile thoracique, Klô Pelgag ne provoque pas pour le plaisir de se distinguer, mais par aptitude naturelle. Elle souligne : « Il y a toujours un contraste dans ce que j’écris, parce que j’aime me désarçonner, parce que quand tout est en accord, ça peut vite devenir plombant. » Et déjà, avec le pseudo à coucher dehors qu’elle a trouvé – plus original que Chloé Pelletier-Gagnon il est vrai- on comprend que l’amour des chemins de traverse est viscéral chez elle. Et quand elle se promène sur sa carte du Tendre, c’est pour se jouer de belles images. Ainsi dans Incendie où elle chante : « Tu dis que mes cheveux de Bengale/ Sont un bel incendie. »

Née en 1990, Klô Pelgag aime aller avec l’inconnu et y emmener ses troupes, notamment quand elle monte sur scène -elle sera le 8 février au Café de la danse à Paris notamment – où elle aime « déstabiliser les gens » et cacher son je derrière le grand jeu. On peut aussi bien rentrer sans barguigner dans un tel univers comme y être complètement rétif mais une chose est sûre : les chorégraphies musicales de cette jeune artiste n’ont rien de commun.

(*) Zamora Label

 

 

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