Le Brassens par cœur des comédiens…

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Louis Chedid célèbre le poète sétois dans Brassens sur Parole(s) où 15 comédiens s’attaquent au répertoire du croque-notes. Inégal mais avec quelques pépites.

C’est la petite nièce de Georges Brassens, Eve Cazzani, qui a donné l’élan à ce projet après bien d’autres albums de reprise de l’auteur des Copains d’abord. C’est Louis Chedid qui est devenu le maître d’œuvre du disque et qui eu l’idée de confier le micro à quinze acteurs. Commentaires d’Eve Cazzani : « En “jouant” avec les textes, les comédiens, tous formidables, nous permettent de les entendre différemment et d’apprécier, une nouvelle fois, la finesse de l’écriture. La direction musicale de Louis, fidèle mais audacieuse, révèle, me semble-t-il, la qualité des mélodies. Brassens était très heureux que ses chansons soient 220px-michel_fau_cesar_2016 382px-audrey_tautou_berlin_2015réinterprétées. Dans Brassens sur Parole(s), la musique est au service du texte, comme il aimait… J’aime à penser que ce projet lui aurait beaucoup plu… « 

Il y a du très bon et du passable dans cet album à la belle pochette sur laquelle Brassens pose avec son perroquet familier. Michel Fau signe ainsi une version puissante du Pornographe et André Dussollier permet, par sa diction parfaite, de revisiter un classique et de redécouvrir les mots de La Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Ou l’excellent Roger Dumas pour Auprès de mon arbre.


220px-louis_chedid_cannes_2010De même, Michel Bouquet, déjà remarqué par ses lectures de lettres inédites de Léo Ferré, fait montre de la palette de son talent avec l’hommage à Aragon et à Il n’y a pas d’amour heureux. Quant à Audrey Tautou, elle prouve qu’elle a un joli filet de voix en interprétant La Mauvaise Réputation. Ainsi, la musique interne des vers de Brassens éclate dans toute sa puissance.

Moins convaincantes sont les interprétations de Guillaume Gallienne, dont la voix module sur le timbre habituel dans La Prière, ou encore celle de Julie Depardieu pour Le Gorille. Malgré la sympathie naturelle qu’on leur porte, aussi bien Karin Viard dans Mourir pour des idées et Léa Drucker pour Les Amoureux des bancs publics ne nous livrent pas une interprétation ébouriffante du bon Georges.

Un hommage sympathique, parfois très émouvant et aussi d’une grande fidélité à l’original. La direction artistique de Louis Chedid est parfaite. Conclusion provisoire de l’intéressé  : « J’ai eu la chance que ces artistes de si grand talent, m’accordent leur confiance, me laissent les emmener sur un terrain dont ils n’ont pas l’habitude. Je ne les en remercierai jamais assez. »

(*) Disque Universal

 

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