La fougue d’une fille du soleil

1540-1Cinquième album de Barbara Luna, Hijos del sol (*), porte la griffe d’une artiste bourrée d’énergie et qui puise son inspiration dans bien des registres.

Il ne faut pas se fier aux pochettes d’album : la preuve avec le nouveau disque de Barbara Luna. De fait, l’image ensoleillée est un peu ringarde et l’artiste affiche un sourire de circonstances. Mais, quand on plonge dans l’écoute de l’album, on change vite d’avis…

Il est vrai, Barbara Luna n’est pas née de la dernière scène. Et, cette fois, elle a enregistré ce disque entre l’Argentine, son pays natal, Paris et la Bretagne. Elle note simplement : “Je suis Argentine parce que je suis née en Argentine, mais je me sens du monde. Ça ne s’explique pas, cela se vit”. Car, née en Argentine à Roque Pérez,  elle est installée à Ploemeur et signe ici un album fait de rencontres musicales au long cours.

De chanson en chanson, on découvre une jeune femme dotée d’un beau tempérament et dont la voix passe, en quelques mesures, d’une énergie folle à une douceur plus sensuelle. Il est vrai, Barbara Luna a déjà fait un sacré tour des scènes où elle a peaufiné son chant, après avoir été découverte en 1998 en France au Printemps de Bourges : elle s’est même produite dans le festival itinérant de World Music « Womad », créé par un certain Peter Gabriel.Cette fois, Barbara Luna s’est entourée d’une fine équipe de musiciens venus de tous les pays, et aussi à maxresdefaultl’aise quand il s’agit de reprendre un vieux tube révolutionnaire à la gloire de Che Guevara, Hasta Siempre, dans un tempo original, que pour habiller de sonorités métisses les propres textes de Barbara Luna. Pour cette dynamique sonore, elle a pu notamment compter sur son ami percussionniste Steve Shehan (il a accompagné les plus grands artistes de la scène rock, world comme Paul Simon ou  Alan Stivell), et a bénéficié de la direction musicale de Jean’M’Ba N’guema qui l’a accompagnée aussi à la guitare ou au yukulélé, notamment. Et marie ainsi le bandonéon de son Argentine natale aux percussions venues de l’Afrique.

Des mélodies fortes qu’elle met au service de ses émotions. Dans ses chansons, Barbara évoque aussi bien l’amour, la liberté, le métissage et ses richesses, ou encore les horizons lointains, comme en témoignent au demeurant les photos du livret intérieur.

Un disque taillé pour permettre à Barbara Luna de tracer encore la route sur bien des scènes. Elle présente le 4 novembre ce nouvel opus au Pan Piper à Paris. Un voyage qui va de la pampa argentine au granit de l’Armorique, ce n’est pas banal, donc…

(*) Disque Coop Breizh

 

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