Les voyages de Padam

imgAprès quatre ans de silence, Padam refait parler les ondes avec Les Primitives (*), un album très vivant et à l’univers musical ouvert en diable.

Les Primitives est un album de douces errances, de métissages musicaux, y compris des touches d’électro (Poussin),  et d’une  mélancolie certaine (Tu m’fais de l’effet). Après un silence de quatre années – marquées par la fermeture du label RNW, Padam reprend la route avec quelques nouveaux compagnons de route pour Nader Mekdachi, auteur-compositeur et pilier du groupe : Hervé Jegousso, à la contrebasse (Karpatt), Bastien Charlery à l’accordéon, ou la chanteuse libanaise Myrtille Fakhreddine pour des chœurs  subtils. Entre autres.

Commentaires de Nader sur la genèse de l’opus qu’il avait à l’origine prévu comme un disque en solo : « J’ai vraiment commencé à écrire avec cette idée-là. Je me suis retrouvé chez moi à faire des choses personnelles, à me pencher sur la production, à travailler davantage sur le son. Je n’avais pas eu cette réflexion auparavant parce que c’était quatorze années de tournées et d’albums enchaînés. »


Des petits riens de l’existence, Padam tire des mélodies qui chaloupent sur des textes inventifs et enlevés. Et ce, dès l’ouverture avec Habiti, (Mon amour), une romance qui invite à la danse. Que ce soit pour évoquer le mystère d’un sous-vêtement dans Sans dessous dessus, les fantasmes d’un homme qui collectionne les objets égarés ou pour parler d’un artiste qui rêve de composer la chanson du siècle pour payer ses dettes . On y découvre aussi une nouvelle version de Nadine, portrait d’une nana de 30 ans aussi égoïste que solitaire dans une version enrichie de la participation des toulousains de Djé Balèti et du malien Fasaro Sacko.

Maniant toujours une certaine désinvolture, voire une ironie mêlée à la tendresse, Padam propose aux auditeurs de s’embarquer sans barguigner dans ses errances musicales légères et à la gaieté communicative. « Mon écriture est moins réaliste et appuyée avant. J’avais envie que les gens y mettent ce qu’ils veulent,  » souligne Nader Mekdachi.

Le pari est amplement réussi. Il ne reste plus qu’à aller goûter, au gré de sa tournée,  les nouvelles variations de Padam sur scène.

(*)Disque Métisse Music

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