Les errances électroniques de Josef Bilek

bilek-300x300Avec vingt ans de musiques électroniques dans son sac à rêves, Josef Bilek signe avec Serendip un disque ouvert sur bien des univers. Nerveux ,vibrant  et fruit de savants métisssages .

Josef Bilek est un homme d’aventures expérimentales. Celui qui est, bien sûr, connu comme L’Homme qui marche, définit ainsi ces années de voyages musicaux. « De la techno, de la jungle/drumn’bass, de l’electronica, du hiphop, de l’electro-jazz, des remixes,des BO de films, des musiques pour le théâtre ou la danse, des compos pour des films d’entreprise, pour l’art contemporain, de l’habillage sonore pour des lieux…. bref tellement de choses… » De fait, cet artiste qui se présente comme « Mâconnais-Lyonnais », a construit son univers à partir d’une culture électro alternative au gré de différents collectifs.

Avec Serendip (*), il signe son premier album assez original, fruit de toutes ces 9216_153262999842_673944842_2758641_6908192_n1expériences et ces nombreux chemins de traverse. Le titre est déjà tout un programme : Les Trois Princes de Serendip (Serendip était en persan ancien le nom de Ceylan )  est un conte dont la traduction serait l’œuvre d’un certain Cristoforo Armero et qui fut  publié en 1557 par l’imprimeur vénitien Michele Tramezzino.

L’histoire ? L’auteur  raconte que le roi de Serendip a envoyé  ses trois fils à l’étranger afin de parfaire leur éducation. Sur la route,  ils vivent de nombreuses aventures au cours desquelles ils utilisent des indices souvent très ténus pour leur permettre de remonter logiquement à des faits dont ils ne pouvaient avoir aucune connaissance par ailleurs. Une telle référence pourrait être aussi une forme de clin d’œil à un certain  Corto Maltese, lui-aussi porté sur les voyages initiatiques et l’ésotérisme…


« Toujours le même rêve », dit l’artiste d’une voix rauque dans Derniers Rêves, une belle mélodie qui clôt le disque. De rêves d’ailleurs, il en est bien sûr question dans ce périple initiatique qui évoque certaines épreuves dans des textes comme Celui qui brûle, dont les mots qui jaillissent pourraient lorgner vers le lyrisme révolté d’un Léo Ferré.

Avec des éclats de cuivre – la trompette d’Erik Truffaz notamment –   des entrées discrètes de cordes orientales, quelques invités sur chaque titre à une exception – l’homme cultive un vrai sens du collectif – Josef Bilek détone dans l’univers mélanco-triste d’une certaine musique dite actuelle.   « Chacun de mes titres me ramène à une aventure, un contexte, une personne, dit-il. Cet album est aussi le fruit de toutes ses rencontres. » Le musicien a eu raison de prendre son temps… pour nous livrer ces sons de rage aux sonorités jazz.

(*) Inouïe distribution

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s