Sur les traces de Manon

Pour ce troisième album, Manon, Jil is Lucky a opté pour le français afin de raconter une love story universelle. Un groupe qui ne sépare pas la musique du visuel. Et fait les choses en grand pour nous embarquer dans cette quête amoureuse.

Sur le site de Jil is Lucky, on peut découvrir,  entre autres, cet  étrange court-métrage à 360 degrés qui est une vraie réussite et donne un prolongement visuel assez fort de ce nouvel album, Manon (*). manon_illustratorComposé d’extraits de l’album, il suit en temps réel le parcours de la relation entre le chanteur et cette Manon.

Avec ce disque,  où l’hommage aux trouvailles d’un Gainsbourg semble évident, y compris dans le phrasé du chanteur, Jil is Lucky a signéun opus conceptuel en racontant l’histoire d’amour à sens unique d’un garçon qui reste éperdument amoureux d’une jeune DJ de la nuit parisienne, alors même qu’ils se sont séparés.

Une figure énigmatique en forme d’hommage intemporel à une  Lolita du 21ème siècle. Cette fille  dont le visage orne la pochette. Franco-japonaise, c’est une clubbeuse énigmatique et branchée, célébrée dès le premier morceau –8-bit mort– donnant le ton de l’album qui se termine sur un cri du cœur : Comme une bombe.

Repéré lors du Festival Soirs d’été 2013,  place de la République à Paris, Jil is Lucky suit, de titre en titre, une histoire d’amour complète, de ses prémices à ses crises, ses retournements,  avec cette mystérieuse Manon, croisée dans un bar de nuit.  Et qui conduit à tout, y compris à l’abandon du moindre amour propre (A l’envers). Une romance électro-pop-rock en forme de conte moderne sur des rythmes minimalistes, habillés de cordes et de cuivres, mais ponctués des sons de jouets tirés d’un vieil ordinateur.

« Je raconte une histoire d’amour au creux de l’oreille », dit la voix de Jil, un amoureux de la poésie qui se découvre ici en abandonnant l’anglais de ses débuts. « Jusqu’ici, je repoussais l’échéance de peur de ne pas trouver mon style car en français, la forme fait le fond. Je voulais qu’on ait la sensation d’un langage direct, passer d’images brutes à des métaphores poétiques« , dit-il.

Des mots qui, isolés, ne feraient pas la force de cette « descente aux enfers passionnels« , s’il n’y avait ces arrangements musicaux ciselées et tout le travail des images pour accompagner cet hymne à l’amour moderne.

(*) Disque Roy Music

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