Planète Ludéal

CD-LUDEAL-Pluton--150x150Retour sur terre de Ludéal avec son quatrième album, Pluton(*). S’en dégage une indéniable atmosphère et la marque d’un artiste doté d’une inspiration, parfois inégale, mais toujours forte.

« J’ai suivi ton parfum qui sentait bon le ciel » : dès la chanson d’ouverture, Bel être, introduit par une mélodie mélancolique et chaloupée, Ludéal donne le ton d’un voyage où le rêve n’est jamais bien loin. Pas plus que le mystère. Il y a une vraie élégance dans ces plages mélodiques où l’artiste mise sur une épure distinguée pour nous faire partager ses émotions. Chez lui, le riff de guitare n’est jamais appuyé et l’économie des arrangements bien réelles et plutôt raffinée.

Si certaines chansons ne sont pas vraiment bouleversantes d’originalité, il y a de jolies histoires comme La Fille aux fines chevilles nues, soulignée par des cuivres légers portés par un piano aérien. Ou une autre histoire bien menée à l’image d’un artiste qui aime se cacher en cachant son jeu : Là où tu restes.

On doit sans doute le côté élégant de l’opus à Jean Lamoot, qui a co-réalisé l’album avec Ludéal, et qui fut partenaire de longue date d’un certain Alain Bashung. Et si certaines variations de Aussi torride n’apporte rien de vraiment neuf au monde de Ludéal, il y a dans les couplets de A toi adieu un délicat hymne à ceux qui ont disparu.

Revenant sur terre le temps d’un album, Ludéal nous invite ainsi à larguer les amarres en sa compagnie.

(*) Sony Music France

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