Yvan Marc sort des sous-bois

Capture d’écran 2016-01-14 à 09.45.11Nos vies d’ours (*) marque le retour à l’antenne d’Yvan Marc, chanteur, compositeur interprète qui reste proche d’une nature qui nourrit son inspiration. Avec,  parfois, un brin de naïveté .

Sur un arpège  délicat de banjo, Ivan Marc donne le ton de son nouvel album dans la chanson d’amour-titre . S’il joue les ours, c’est pour mieux attirer la belle de son cœur dans sa tanière et refaire le monde. En musiques sans doute.

« Je cultive la terre de mes pères/Je prends soin des prairies de mes mères /J’ai le pays dans le sang/ Je sens les éléments dans mon sang / Je cultive la terre à mon image /Cette terre tendre et sauvage /Cette terre dure qui s’étend/ Cette terre libre qui m’apprend » chante t-il plus loin dans J’apprends, avec ses couplets écologiques. Une chanson portée par un clip dont son fils est l’unique acteur. Commentaires de l’artiste : « Cette chanson m’a été inspirée par un agriculteur qui a ressenti le besoin de revenir à une agriculture saine, sans produits chimiques. Une agriculture inspirée par les savoirs faire des anciens et aussi des techniques issues de l’agro-écologie. Pour cultiver de manière saine, cet agriculteur a du tout reprendre à zéro, tout réapprendre. Il faut beaucoup d’abnégation pour y arriver. Mais l’avenir est certainement au bout. » Une chanson à laquelle font écho les couplets Le Refuge, qui évoque bien des lieux de son repère en Auvergne, une région où « la poésie est à portée de main. »

On sent chez l’artiste – né le 10 avril 1969 à Montbrison-  passé par la bande de son copain d’enfance, Mickaël Furnon (celui de Mickey 3D), un grand désir de solitude et de calme à travers ses albums en solo.  L’homme l’avait prouvé en 2013 après la sortie de son cinquième album, La Cerise, quand il était parti donner plus de 120 concerts dans des lieux ruraux improbables. Ainsi quand il s’est produit au Festival de La Pierre uniquement accessible à pied…

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Dans cet exercice, Yvan Marc réussit mieux dans la veine mélancolie douce que dans l’humour fou et le côté foldingue. Les couplets de C’est pas pour demain ne parviennent pas vraiment à surprendre son monde, même si l’auteur y joue sur l’auto dérision. La chanson a, en revanche, tout dans la mélodie pour faire chanter le public lors d’un spectacle. L’impression est confirmée à l’écoute de Ce que j’aime aux accents de bastringue.

Mélodiquement bien tempéré, l’opus est celui d’un artisan des mots et des  notes, d’un artiste qui chante les deux pieds campés dans le sol. Il manque parfois un brin de folie et de vraie révolte pour secouer le cocotier de nos certitudes mais Ivan Marc a un  style pop-folk certain qui n’est pas dénué de charme.

(*)Inovie Distribution/ Labeldiff43

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