Lavilliers partage la Seine

DSCN1354Un concert unique le dimanche 27 septembre à la Philharmonie de Paris, Paris Mélodies. Autour de Fred Pallem et son groupe Le Sacre du Tympan, une poignée d’artistes ont célébré Paris en chansons. Parmi lesquels Yael Naim, Sanseverino et un Bernard Lavilliers en grande forme.

Quadra cinéphile, passionné de musiques du monde et de jazz, Fred Pallem est un amoureux des rencontres musicales et des prestations décalées. Il l’a prouvé en créant son groupe le Sacre du Tympan, fondé en 1998, Victoire du jazz de la révélation de l’année en 2006.  Pour ce Paris Mélodies, Fred Pallem avait choisi de célébrer, le temps d’un  concert unique dans la splendide salle de la Philharmonie à la Villette, Paris, ville lumière. Le concept était d’une simplicité redoutablement efficace. Entouré par son groupe inspiré, Fred Pallem a convié sept artistes très différents pour chanter, chacun, trois titres sur le thème de Paris.

Si Albin de la Simone ou Vincent Delerm n’ont pas vraiment étonné – ce dernier signant même une version peu tonique  du Poinçonneur des Lilas– Philippe Katerine a apporté son grain de folie au spectacle, Sanseverino a embarqué la salle d’une reprise rockabilly de Nashville ou Belleville, d’Eddy Mitchell quand Mina Tindle a prouvé l’étendue de ses capacités vocales en reprenant Joni Mitchell.

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Mais, les deux moments les plus forts de la soirée, ce fut la prestation de Yael Naim qui donna sa version, mélancolique et triste, de L’Hymne à l’amour de Piaf, pour guitare et voix, plus quelques variations pour cordes et cuivres, et sans jamais copier la goualante d’Edith. Cela donnait le frisson.


Quand son tour est arrivé, dans le dernier round, Lavilliers a prouvé, une fois de plus, que la scène n’avait plus de secret pour lui. Après avoir repris une chanson ancienne, Chinatown, Paris 13ème – une plongée dans un univers d’assassin et de fumeries d’opium, écrite en 1984 –  avec des arrangements magnifiques, Lavilliers a enchaîné sur Je cours, extrait de son avant-dernier album, pour clore son apparition d’un Pigalle-la-blanche des familles.

Un seul regret dans cette soirée : l’absence de duos pour pimenter le spectacle. On aurait bien aimé voir Lavilliers Sanseverino et le remarquable joueur de guitare manouche -Adrien Moignard- donner ensemble de la voix pour une parenthèse rythmée en diable. En tout cas, un tel spectacle fait du bien aux tympans.

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