Laurent Zerat au chevet du rock

  jaquette+zeratNouveau scud de Laurent Zerat, Women est le deuxième album d’un rocker de 58 piges, toubib de son état. Un artiste solide qui a peu de leçons à recevoir sur le rock des années 70.

Atypique, le parcours de Laurent Zerat l’est sans conteste. L’homme a commencé la guitare par le classique au milieu des années 60, avant de dénicher une gratte électrique en 1971, et de monter dans la foulée, en 1973, un groupe avec des copains. L’un d’eux aura un avenir en lettres capitales :  Louis Bertignac, futur guitariste du groupe Téléphone. Mais, outre la batterie, Laurent Zerat a une autre corde à son arc : la médecine. Il fait ses armes d’interne à l’Albert Einstein College of Medecine de New York, une occasion idéale pour vibrer aussi aux sons des musiques qui habillent – de jour comme de nuit – la ville verticale. En 2000, changement de cap après un bouleversement personnel et Laurent Zerat file se ressourcer chez un ami en Patagonie : Florent Pagny. Le même Pagny qui le convie à jouer sur un titre avec lui à l’Olympia en 2003. Dix-sept soirs pour que Laurent se rende compte qu’il a envie de renouer avec ses premières amours.

Du travail et encore du travail en perspective avant de sortir en 2012 – et à 55 ans – un premier disque Route 55 à la large palette musicale. Et le voilà de retour avec Women, un album où Laurent Zerat reste fidèle au rock, qu’il célèbre en français et en anglais.


Il y a du Clapton dans son jeu sur des chansons comme Gimme a Reason, des accents à la Paul Personne et Laurent Zerat se lance même dans une reprise un rien blues du Partisan, de laurentstudioLeonard Cohen, avec l’ami Pagny qui passe donner de la voix. Si l’on peut lui préférer  la mélopée originelle,  le rocker aime partager et prouve en revanche un savoir faire certain dans des chansons comme I See a Woman. Et si les textes en français sont parfois un brin décevants, il y a quand même une chanson comme Humanité et ses paroles désenchantées : « Et un matin, elle est partie/ Elle en a eu marre de cette vie/ Elle s’appelait l’humanité, humanité/ Elle a tant donné, qu’elle s’est en allée. » Des femmes et de la difficulté d’aimer il est aussi  bien sûr question dans ce disque qui les évoque toutes dans son titre.

Un disque qui laisse entrevoir ce que peut donner l’homme en scène. Il pose son étui de guitare le 15 avril à Paris au Bus Palladium, avant de poursuivre la route. En bon rocker qui se respecte. Si la médecine a perdu une blouse blanche, la musique a gagné un solide guitariste.

(*) Rock The Dock Production

Publicités

4 réflexions au sujet de « Laurent Zerat au chevet du rock »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s