Des enregistrements mythiques de Dylan

140826_basementtapesAvec la sortie de l’intégrale des Basement Tapes (*), les fans de Dylan peuvent enfin découvrir comment le grand Bob bossait avec ses copains du Band à une époque-charnière de sa vie.

Entre les enregistrements des deux disques, Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, au milieu des années 60, Bob Dylan fait une tournée mondiale avec le groupe The Hawks, premier nom du  futur The Band. Victime d’un accident de moto le 29 juillet 1966, Dylan doit annuler plusieurs concerts. En convalescence à Woodstock, il reçoit la visite de Robbie Robertson, la voix de The Band, pour modifier le documentaire que prépare D.A. Pennebaker. C’est une période où l’artiste prend un peu de recul sur sa carrière, rend visite régulièrement aux membres du groupe dans une maison de campagne, baptisée « Big Pink », dans l’état de New-York.

Ensemble, ils jouent durant de longues séances de la musique folk. Si un premier double album était sorti en 1975, la version qui est proposé aujourd’hui est un petit évènement et dont les bandes ont été précieusement conservées durant toutes ces années par le claviériste Garth Hudson qui faisait office d’ingénieur du son pendant ces sessions. On y entend 138 titres  en six CD, donc quelques morceaux où l’on  Dylan éclate de rire. Preuve s’il en est que l’on découvre ici les traces d »artistes qui bossaient dans l’ombre, en toute liberté. Ils reprennent même de grands classiques comme Folsom Prison Blues, tube de Johnny Cash ou l’incontournable I Shall Be Released. Et donnent une version inattendue de Blowin’in the Wind.

chicago_74_band_dylanCe qui est passionnant dans ce coffret, c’est de mesurer à quel point Bob Dylan bien entouré essaie, tente, revient sur une mélodie pour en tirer le moment de grâce, définitif. Comme si cela se passait dans un état second. A la fin de la dernière chanson inédites de l’intégrale –  Love Is Only Mine – Dylan lance : « OK – quelle clé n’avons-nous pas encore jouée ? »

A l’écoute de ce petit trésor sonore, on comprend mieux la réflexion de Robertson en 1998 qui, évoquant les premières sorties pirates , déclarait : « Quand les bootlegs ont commencé à sortir, tout le monde était très tendu. C’est comme si quelqu’un avait chipé notre journal intime. »

En tout cas, c’est un documentaire exceptionnel sur l’histoire de Dylan et celle de la musique. Et même si l’on n’achète que le double album qui résume les « temps forts » de ces enregistrements…

(*) Disque Sony Music/ Columbia

Quand Robbie Robertson revenait sur ces enregistrements

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