C’était ce mec là…

artistes_vassiliu_listePierre Vassiliu vient de mourir à 76 ans. Un artiste dont l’inspiration mariait l’humour un brin corrosif et  les voyages et qu’il ne faudrait pas réduire à un seul tube.

Pour avoir croisé à plusieurs reprises Pierre Vassiliu, j’en conserve le souvenir d’un homme à la voix douce qui, à la façon de Brassens (dont il chanta certaines chansons à ses débuts dans les cabarets), cachait sa pudeur derrière une solide paire de bacchantes. Et se racontait par petites touches.  Il avait connu un succès triomphal en 1974 avec l’adaptation de Partido Alto, une chanson de Chico Buarque,  Qui c’est celui là ?. Une mélodie écoulée à plus de 300 000 exemplaires en quatre mois seulement ! Il dira plus tard  » avoir vécu une quinzaine d’années avec le fric de cette chanson ». Mais ce tube ne doit pas masquer le reste du répertoire de Vassiliu, un artiste venu à la chanson par des chemins de traverse : cet ancien jockey, son premier métier,  fut aussi restaurateur, compositeur de musiques de film et  créa même une salle de concert à Apt, dans le Vaucluse, où il avait un temps posé son sac.

Mais, l’homme n’était pas du style à mettre ses deux pieds dans le même sabot. Il avait même vécu un temps en Afrique dont il appréciait le rythme de vie décalée et surtout moins trépidante que dans l’Hexagone. « Je fais que des choses qui me semblent intéressantes et cela me fait beaucoup plaisir », disait cet artiste qui cultivait l’art du « carpe diem ». Il avait écrit d’autres mélodies originales comme La Femme du sergent, censurée pour cause de guerre d’Algérie, ou le très belle Dans ma maison d’amour. Sans oublier des chansons inspirées avec bonheur de ses errances africaines  comme Toucouleur et Banjul.

Son tube chez Patrick Sébastien

Selon ses envies, l’homme a fait des infidélités à la chanson et tourné dans quelques films : La Saignée, en 1971, What a Flash ! en 1972 ou Périgord noir en 1989. Des apparitions où sa décontraction faisait toujours mouche.

Atteint de la maladie de Parkinson depuis huit ans  et mort dans un établissement médical de Sète, Pierre Vassiliu s’en est allé pour d’autres horizons sur la pointe des pieds. Nous laissant quelques douces mélodies pour combler son absence.

 

Découvrez une  très belle chanson, Amour, amitié


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