2 jours très Ferré !

DSCN6630Le 30 avril et le 1er mai derniers, une bande de croque-notes se sont retrouvés sur la scène de l’Européen à Paris pour le traditionnel concert en hommage à Léo Ferré. La ferveur était au rendez-vous. La qualité aussi.

Pour la 7ème édition, « Jours Ferré ! » a aligné une affiche solide et riche : Kent, Nilda Fernandez, Michel Bühler, Valérie Mischler, Bernard Joyet… sont venus, entre autres,   célébrer Léo à leur manière lors d’une des deux soirées. Avec, en maître discret de cérémonie : Serge Utgé-Royo qui a enregistré un album dédié au créateur d’Avec le temps. La règle de jeu était simple : chacun donnait trois titres de Ferré et trois titres de son répertoire personnel. Une manière astucieux de montrer que, s’ils chantent Ferré, ces chanteurs ont aussi un univers bien à eux et une inspiration forte.

DSCN6635On retiendra le talent d’une jeune artiste de 20 ans, Fannie, qui n’a pas eu peur de se frotter à une chanson-phare de Ferré, son Ni Dieu, ni Maître, et s’en est tiré avec les honneurs. Toujours du côté des voix féminines, Valérie Mischler, une habituée de l’univers de Bernard Dimey, a promené sa gouaille sur L’Air du tango et apporté une belle dose d’humour sur scène. Guitare au poing, Michel Bühler a revisité Monsieur William avant de donner de la voix sur L’Affiche rouge, en perdant, émotion oblige, quelques vers en chemin.

La conclusion de la deuxième soirée a permis de retrouver Nilda Fernandez qui a raconté comment, débutant et inconnu, il avait fait les premières parties de Ferré sur les routes de France. Un témoignage plein de tendresse et de classe. Attaquant a cappella au milieu du public par Pauvre Rutebeuf – un choix qui ne lui a pas permis de montrer toute l’étendue de son talent car la voix se perdait un peu dans la salle et la compréhension du texte avec- Nilda fut en revanche brillant dans son interprétation des Anarchistes et a conclu l’hommage en beauté par Avec le temps. Le temps des applaudissements en finale, les artistes ont convié Marie-Christine Ferré -qui avait fait le voyage de Castellina in Chianti spécialement pour ces concerts- à les rejoindre sur scène.

Capture d’écran 2014-05-07 à 22.11.30Avec le temps justement, les vieux copains de Léo, comme ceux qui étaient trop jeunes pour l’avoir croisé, ont prouvé que son œuvre continuait de toucher son monde. Et que ses couplets pouvaient mettre du baume au cœur de ceux qui restent révoltés par le monde moderne. Vivement la huitième édition !

 

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