Philippe Séranne : le grain de folie d’un utopiste

2012-09-07-11-26-153Je suis le fou (*) est le deuxième album de Philippe Séranne,. Un opus  à qui permet de retrouver cet agitateur d’idées et de rythmes libéré de son piano et bien entouré…

La voix est haut perchée, le verbe fort et les rythmes chaloupés. Avec Je suis le fou, Philippe Séranne signe une première carte de visite artistique détaillée  après bien des passages sur scène et un album solo au piano. En effet,  l’homme a décidé de quitter le clavier derrière lequel il s’est souvent abrité pour s’entourer de plusieurs musiciens. Il dit : « J’ai senti que j’étais mûr pour y aller à nu, sans filet. »

Le tout a été mis en boite en dix jours d’enregistrement dans un studio du terroir : le studio Alys de Pascal Perrot, à Manteyer.  Philippe Séranne y avait aussi convié, au gré des chansons qui évoquent aussi bien le voyage -des pays baltes à Gaza – que les relations amoureuses, d’autres musiciens:  cuivres,  chœurs,  harpe,  violon,  contrebasse… Un ensemble qui confère un souffle certain à son opus et témoigne de l’enthousiasme communicatif de l’artiste. « Je rêvais de travailler avec une équipe musicale sérieuse et ambitieuse. Je rêvais d’être totalement dans le chant… Pour moi, c’est une révolution » dit-il.

222975-je-suis-le-fou-11022013-1059Mariant plusieurs influences musicales – des variations slaves aux mélodies pop, via des mélodies qui lorgnent vers le classique-  Philippe Séranne sait chanter grave sans se prendre au sérieux et ne répugne pas  à jouer sur l’humour, quitte à dérouter son monde en terminant une chanson sur une pirouette. Déclinant l’amour sur tous les rythmes, l’homme signe au demeurant des hymnes à l’utopie revigorante et s’affiche comme un humaniste célébrant aussi bien une Première fête mondiale que ces Militants illuminés.

Cette folie douce dans les textes n’évitent pas toujours les pièges d’une certaine « naïveté « dans l’expression des sentiments comme sur appels pour une  autre gouvernance (dans le très « ferréien », J’attends le jour). Mais les textes de Je suis le fou   sont bien l’expression vibrante d’un chanteur qui a le souffle pour durer et se renouveler. On le mesure avec des chansons comme Rachel Corrie ou avec la célébration des combattants de l’utopie des Militants illuminés. Ele  sonne comme un appel, porté par des roulements de batterie, à ne « jamais s’endormir« ,  !

(*)Disque Pom pomme prod – verger de musique

Pour en savoir plus en un clic 

Philippe Seranne: Saltimbanque mondialisé par Voreppe38

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