Olivia Ruiz avec calme

cover_OliviaRuiz_LecalmeetlAvec son quatrième album, Le Calme et la Tempête (*), Olivia Ruiz s’est inspirée d’un deuil amoureux pour signer le premier opus écrit par ses soins.

Arès sa rupture amoureuse avec Mathias Malzieu, chanteur bondissant du groupe Dyonisos, Olivier Ruiz a clôt son histoire en musique avec un album. Pour l’imaginer, elle a pris l’air du large et posé son sac à Cuba et à Los Angeles où elle a enregistré et co-réalisé douze chansons. « Oui, je suis tombée, je tomberai encore mais je me relèverai », affirme-t-elle. Musicalement, elle n’hésite toujours pas à mettre des rythmiques enjouées sur des paroles un brin mélancoliques. Elle dit encore : « J’aime les musiques enjouées avec les textes plutôt sombres. J’aime ça dans mes lectures de romans, dans les pièces que je vais voir. Et sans même le concevoir, je me retrouve à avoir ce procédé qui est récurrent sur mes disques. »

Au détour des plages, il y a de jolis moments où la voix d’Olivia fait mouche. Ainsi dans L.A Melancoly, histoire d’amour entre une fille et son petit cubain avec, en toile de fond, la vogue du tourisme sexuel. Ou quand elle dégaine son humour avec Crazy Christmas où elle s’amuse à dire : « even if i killed the dog »

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Avec Paco Ibàñez, l’année commence bien…

DSCN4736 - copiePour commencer 2013, je préfère faire souffler un vent d’ailleurs. De Barcelone où il était en concert le 28 décembre dernier au splendide Palau de la Mùsica, à un jet de pierre de la cathédrale. Célébrant les grands poètes latino-américains, Paco a, trois heures durant, signé un spectacle chaleureux. En ne perdant pas une occasion de rappeler que la révolte, ça nourrit la vie…

Paco sur scène, c’est l’anti tape-à-l’œil : une chaise, deux micros, un guéridon éclairé avec un grand verre d’eau DSCN4695 - copieplate dessus. Trois heures durant, seul à la guitare où entouré d’une belle brochette de musiciens -comme le contrebassiste français François Rabbath ou le maestro du bandonéon, César Stroscio (longtemps membre du Quarteto Cedron)- Paco Ibàñez a chanté, comme à son habitude, les poètes chers à son cœur. Le tout rythmé par des intermèdes où l’artiste dévoile quelques rencontres comme celle avec Pablo Neruda, croisé dans un ascenseur à Paris et qui le poussa à mettre en musique ses poèmes. Neruda, un des poètes au rendez-vous du nouvel album d’Ibàñez –Canta a los poetas latinoamericanos (*)- où il glisse sa voix encore chaude et rocailleuse sur des textes splendides de Alfonsina Storni, César Vallejo, Nicolàs Guillén ou encore Ruben Dario sans oublier ces vieux compagnons de musique : Garcia Lorca, Machado, Alberti, auteur du célèbre A galopar, que Paco fait reprendre à la salle entière en guise de chanson d’adieu provisoire.

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