Bernard Lavilliers bien entouré au Châtelet

DSCN4423 - copiePour son concert unique, le lundi 26 novembre 2012, Bernard Lavilliers a dignement célébré ses Quartiers latins. Bien entouré, il s’est promené avec grâce dans un répertoire allant de Ferré à Aragon en passant par ses propres œuvres. Et pas toujours les plus connues…

Lumières impeccables pour un concert de grande classe : pour son concert unique de « Quartiers latins », dans la belle salle du Châtelet où se produisit si souvent Barbara, Bernard Lavilliers n’avait pas fait dans la mesure. Des mélodies latines qu’il aime tant à des airs plus intimes en passant par DSCN4417 - copiel’hommage au Ferré de La Préface qui lançait « A l’école de la poésie (et de la musique) on n’apprend pas, on se bat ! », on a senti l’auteur des Mains d’or en pleine forme et débarrassé de certaines lourdeurs d’expression et postures convenues qui sont parfois les siennes « on stage ». De la belle ouvrage et une voix chaude capable d’habiller bien des textes. Evoquant la musique latine, Lavilliers souligne : « Elle m’a apporté la chaleur, l’énergie. Il y a quelque chose de joyeux, avec une grande mélancolie. Cette musique peut vite basculer vers le blues. »

DSCN4411 - copiePour ce concert unique, Lavilliers avait fait appel à des pointures musicales, à côté de quelques musiciens qui le suivent sur la route, notamment l’étonnant Xavier Tribolet, solide aux claviers, comme à l’accordéon quand il ne passe pas à la batterie. Il y a avait d’abord un vieux complice de Bernard, Mino Cienelu, ce percussionniste qu’il rencontra dans les années 70 et qui, depuis, a joué entre autres avec Miles Davis. Au bandonéon, Juan José Mosalini a fait quelques merveilles sur des chansons comme Est-ce ainsi que les hommes vivent ? , tout comme le contrebassiste, Renaud Garcia-Fons. Une mention spéciale pour le Quatuor Ebène, capable de se glisser dans toutes les chansons de Lavilliers, y compris Stand the Ghetto. Evoquant tous ces musiciens, Lavilliers DSCN4422 - copienote : « Je dirais même que je peux m’arrêter de jouer pour les écouter ! Ces musiciens ont une grande capacité d’improvisation, il faut éviter de trop en faire. »

Ne pas trop en faire… c’est sans doute une des raisons de la poésie de cette soirée où l’on a pu faire un large tour du propriétaire, y compris écouter ce Clan Mongol, hymne suicidaire pas interprété depuis des lustres. En sortant, dans le Grand Foyer, étaient exposées les sérigraphies d’une certaine Sophie Lavilliers qui a laissé filer son inspiration sur les mots de son compagnon. Il ne reste plus qu’à espérer voir sortir un album en public de ce spectacle chaleureux et puissant pour que les absents puissent en profiter.

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Une réflexion au sujet de « Bernard Lavilliers bien entouré au Châtelet »

  1. ça fait tellement plaisir en ces temps difficiles pour nous les femmes
    de voir les superbes œuvres de madame lavilliers
    enfin une femme qui a des choses à dire ça change!

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