Un chant toujours Sauvage

Quarante ans durant, elle a servi poètes et grands auteurs. Un coffret rend hommage à Catherine Sauvage et permet de retrouver ses plus grandes interprétations de Ferré, Caussimon, Aragon, Brassens… Un style, une voix unique, passionnée.

Depuis des lustres, un éditeur, Frémeaux & Associés, sert le patrimoine musical français en publiant des coffrets sur les grands de la chanson. Un travail de mémoire lent et minutieux accompagné d’un solide livret  pour chaque promenade musicale. Avec ce Catherine Sauvage (1951 -1958), on retrouve quelques unes de ses plus grandes interprétations, accompagnée par des orchestres aussi différents que ceux de Michel Legrand, Franck Aussman ou Alain Goraguer.

Bien sûr, il y a l’ami Léo que Catherine Sauvage fut la première à rendre célèbre auprès du grand public avec ses premières versions de L’Homme, Graine d’ananar. Cela dit, il  faut aussi découvrir sa version d’une chanson moins connue, Et des clous, qui illustra le film L’Esclave d’Yves Ciampi. Elle la chante à mes yeux mieux que Ferré lui-même ! Elle a toujours dit : « Si Léo n’avait pas chanté, j’aurais pu n’interpréter que ses chansons ! » Et avec quelle flamme ! Exercice d’autant plus difficile qu’elle y imprime sa marque sans copier le « jeune » Léo au style déjà si tranché même s’il n’a pas encore trouvé ses marques d’interprète..

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Catherine Sauvage – Melville 1969
Si Ferré occupe une belle partie de ce coffret, y figurent  quelques raretés. Ainsi Grand’papa laboureur, considérée comme la première création exclusive de Catherine Sauvage et ici présentée dans la seconde version de 1952. Ou encore La Complainte des infidèles, dont le grand producteur Jacques Canetti souhaitait avoir une version féminine après l’interprétation de Mouloudji. Il y a encore la célèbre Il n’y a pas d’amour heureux, poème d’Aragon, musique de Brassens, qu’elle chante d’une manière unique avec le phrasé et l’intonation qui furent les siens.

Un beau panorama de l’univers d’une artiste née Jeanine Marcelle Saunier, à Nancy en mai 1929  et qui se fit un nom d’artiste en empruntant son prénom à la grande Catherine de Russie et le patronyme d’une amie de lycée. Une « amie des poètes » qui est morte en mars 1998. Evoquant son univers, Aragon disait : « nous voici vraiment appelés dans un univers différent, où tout parle à l’âme même. » Le poète a toujours raison…

Avec Jean-Roger Caussimon

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Le temps du tango – Catherine Sauvage par mai70

Une version rare d’une chanson peu connue de Ferré, A une chanteuse morte

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