CATHERINE LARA : UN HOMMAGE DE PLUS A FERRE

CATHERINE LARA : UN HOMMAGE DE PLUS A FERRE

Au printemps, elle a publié un nouvel album, Une voix pour Ferré avec des versions latines et  rythmées. On ne peut pas nier que Catherine Lara connaît bien Léo. Pour autant, le résultat n’apporte rien de plus à l’univers du révolté, exilé naguère en Italie. 

On ne peut enlever à Catherine Lara une chose : c’est une vraie musicienne, passionnée, fougueuse. Premier prix de violon au Conservatoire de Paris, elle a emprunté bien des chemins de traverse musicaux pour se surprendre et séduire. Elle a ainsi accompagné Nougaro, Le Forestier avant de composer même pour Barbara et elle a signé de plus des chansons qui ont marqué leur époque comme La Clé dans l’encrier, ou tenté des aventures musicales originales avec  un groupe comme Deep Forest.

De sa voix voilée, elle revisite donc des classiques du vieux, notamment son Avec le temps. Sur scène récemment à Lille, elle déclarait : « Ma passion pour Léo existe depuis toujours. L’idée de faire un disque est venue à un moment où je voulais chanter autre chose que mes propres chansons. Ma famille a une part de ses origines en Espagne. Je trouvais que Ferré avait ce côté latin dans certaines de ses chansons. J’ai voulu proposer au public de voyager avec lui. » On peut lui reconnaître une chose : elle n’a pas signé un copier-coller des mélodies de Léo mais l’a importé dans un univers un rien flamenco.


Au final pourtant, on se dit que c’est un hommage de plus à Ferré qui ne fait rien découvrir de plus des œuvres originales même si Catherine Lara n’a pas mégoté ses efforts. Reprendre C’est extra – à l’heure où ce tube accompagne tristement une pub pour les sardines!- La Mémoire et la Mer ou encore Jolie Môme, c’est un truc sympathique mais l’ensemble laisse sur sa fin l’amateur de Ferré. Naguère un Philippe Léotard avait apporté une touche plus torturée aux interprétations et récemment, Lavilliers rendit à Léo un hommage subtil, puissant, sur disque comme sur scène en 2006.

Le plus intéressant serait in fine que cet opus donne envie aux amateurs de chanson de retourner écouter les originaux dont la majorité n’a pas pris une ride et qui, dans la version « Ferréenne », et sans les oripeaux hispanisants, ont une tout autre grâce.

Et, pour la mémoire, une version signée Lavilliers

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