PAS VRAIMENT DANS LA LUNE, CE MONSIEUR…

Monsieur Lune… Un nom poétique pour un artiste qu’il faut suivre. Entre douce rêveries et pessimisme actif. A découvrir dans son nouvel album, Il pleut des luges (Papaluna Productions).

Découvert dans les années 2000 avec un univers qui se promenait entre le rock et la java, Monsieur Lune n’a pas cessé depuis de brouiller les pistes, de modifier le groupe initial, comme s’il se cherchait une identité. Derrière ce nom en forme d’appel à la rêverie, il y a un jeune artiste qui mène sa barque à sa manière : Nicolas Pantalacci. Depuis Déguisé en moi, qui connut sur scène un joli succès, Monsieur Lune a aussi enregistré un album pour les gamins, Gaston et Lucie.

Son univers ? Un mélange d’humour noir, parfois très noir, d’ironie, d’humour… de tendresse aussi. Avec ce quatrième disque, où le rock sauvage le dispute à l’ukulélé (une mode il est vrai depuis que Thomas Fersen a lancé la vogue en chansons), Monsieur Lune se joue de la nostalgie du passé -il a sans doute été marqué par la disparition précoce de ses parents (il dédie cet opus à sa « très chère maman »- cultive les mots d’amour (ah, la beauté d’un sein juvénile) mais sait aussi porter un regard tout sauf naïf sur la réalité. Ainsi dans Tout le monde rêve et ces paroles : « Tout l’monde rêve, tout l’monde croit/ tout l’monde pense que ça chang’ra/ rien ne change, c’est comme ça/ les pauvres sont pauvres, toi tu l’es pas. » Pour évoquer ses choix,  ce fils de la génération des Têtes raides  note : « Phrasé, rythmique des mots, il me paraît important d’entendre une chanson avant de  l ‘écouter, d’y rentrer.

Un pro de la scène

Qui a découvert Monsieur Lune sur scène sait que Nicolas a déjà une vraie présence, non exempte parfois de faiblesses, de déclarations parfois longues entre les chansons mais le bougre apprend vite. Avec le temps, on apprend à économiser ses mots pour leur donner une vraie résonance. Et susciter plus de réactions qu’après un long discours. Ayant fait le lien entre Trenet et Ferré -ce n’est pas pour rien qu’il fait ici une belle reprise de Monsieur William, écrit par Jean-Roger Caussimon avec Léo- Monsieur Lune garde les pieds sur terre. Il lui faut les garder pour continuer à progresser. C’est déjà bien parti…

A suivre sur son site

http://www.monsieurlune.fr/

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