TÊTES… HAUTES

Un nouvel album des Têtes Raides, c’est toujours une belle surprise. Surtout quand ils ont une invitée du nom de Jeanne Moreau.

Les Têtes Raides, c’est un groupe qui ne squattent pas les plateaux de télévision et ne « chabadisent » pas sur les plateaux de France 3. Pour autant, la bande sait reconnaître le talent dans la kyrielle des produits de prêt-à-jeter, nés de la vogue de la télé-réalité. La preuve avec Olivier Ruiz à laquelle, les Têtes raides offrirent naguère leur première partie au Bataclan à Paris. Depuis dix-neufs ans, ce groupe a su peaufiner une couleur originale et une esthétique nouvelle, par le biais notamment de concerts qui emballent le public.

Chez les Têtes Raides, tout commence par des pochettes chiadées qui créent d’emblée un ton, un univers, entre BD et graf, entre réalité et rêves et sont l’œuvre des plasticiens des Chats Pelés. C’est d’ailleurs la première fois qu’un des chefs de file du groupe, le chanteur et auteur de tous les textes,  Christian Olivier, montre sa bobine en gros plan.  Un coup de grosse tête ? Comme s’il s’attendait à la remarque, Christian Olivier a répondu  : « Si l’on n’avait pas eu cette photo, on ne l’aurait peut-être pas fait… »

Le plus important n’est pas là. L’important, c’est que les Têtes Raides n’ont rien perdu de leur force d’inspiration, de leur niaque même si on remarque des ambiances, cette fois, plus intimistes, plus tournées vers les cordes qui permettent aux mots d’être bien mis en valeur. Ainsi, le morceau titre L’An demain écrit autour des cordes. Un peu comme si, à heure politique grave, le groupe avait joué de la sobriété et d’un côté plus sombre. La couleur est là avec une colère rentrée. « Ode à la nuit faut que ça bouge/ Si t’as l’infra moi j’ai le rouge… » Tout un programme. Ce qui n’empêche pas les Têtes de retrouver leur goût pour le bastringue et du swing pour batterie, guitare et clavier dans des chansons comme J’m’en fous ou encore Gérard.

S’ils n’ont pas mis leur révolte en berne, les Têtes savent aussi garder le cap en nous incitant à conserver notre énergie intacte et donc notre sens de la révolte. Ainsi, dans cet Emma, où l’on a la surprise -heureuse- de retrouver la voix grave d’une Jeanne Moreau, jamais prise en défaut de dormir sur ses lauriers. Avec elle, ils chantent : « Quand on s’ennuie, on se dit que c’est beau la vie/ La loupe pas, elle passera qu’une fois… » Rien que pour ces propos, on se dit qu’ils peuvent garder la tête… haute… F.C.

Disque Tôt ou tard

Interprétations

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Têtes Raides – L’iditenté par sims
Côté télé :

Les Têtes Raides sont de passage sur TV5 Monde, les 7 et 8 mai dans Acoustic. On le retrouve pendant une semaine sur le site de la chaîne.



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