Le Brésil de Nino Ferrer

VINTAGE

SI la bossa nova est souvent synonyme de douceur, elle peut aussi rythmer avec la mélancolie, voire la tristesse. La preuve avec La Rue Madureira, magnifique chanson de Nino Ferrer.

 

Le monde de Ludéal

CHANSON


L’Aurore Ludéal(*), voilà un titre d’album poétique pour un artisan de la chanson au talent réel même s’il n’a point encore trouvé le public qu’il mérite.

Il y a douze ans, d’aucuns soulignaient les qualités des chansons de Ludéal. Le public n’ayant pas encore massivement accroché à son univers, c’est à compte d’auteur que Ludéal publie son cinquième album, L’Aurore Ludéal (*). Une fois encore, l’artiste ne cède pas à la facilité mais défend son monde avec un disque resserré, et qui prouve des influences nombreuses. Ludéal a souvent dit qu’il pouvait fignoler pendant des heures ses mélodies et se remettre en question d’une manière permanente. On sent dès la première écoute de cette Aurore le soin porté aux arrangements. Dès la chanson d’ouverture – qui pourrait s’inscrire dans la lignée d’un Gérard Manset (ou encore par la volonté que la voix reste en dessous de la musique, une autre marque de fabrique du disque)- Les Rivières les sonorités graves d’un saxophone font irruption dans une mélodie plutôt paisible.

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Sur les pas musicaux de Sylvain Tesson

À la musique des mots voyageurs de Sylvain Tesson, Jean-Baptiste Soulard propose sa lecture musicale de Dans les forêts de Sibérie. Le Silence et l’Eau est un exercice de style qui ne manque pas d’étrangeté…

Le Silence et l’Eau est un album inclassable inspiré par la lecture d’un des romans de voyage de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie. Musicien au long cours – cofondateur du groupe Palatine, il a travaillé aussi pour le théâtre et joué de la guitare pour la chanteuse israélienne Roni Alter  – Jean-Baptiste Soulard a consacré deux ans de sa vie à coucher en chansons son travail de relecture. . « Mon intention première a été de suggérer musicalement les sensations éprouvées à la lecture de cette aventure : le calme, l’isolement, la solitude, la contemplation » souligne t-il.

Indéniablement, ce disque est une étape particulière dans la vie d’un compositeur qui aime changer de registre et on s’embarque à sa suite dans un voyage musical fait d’introspection, de calme et de solitude. « Il est temps de quitter la ville/ Et de tirer sur les discours le rideau de la forêt » chante -il dans Asile. Et en fin de parcours, dans Respirer, il ajoute comme ces vers qui sonnent comme une autre invitation au voyage : « Parvenir à s’écouter sans forcer sur la voix/ Réussir/Parvenir à décoller sans écarter les bras… » Lire la suite « Sur les pas musicaux de Sylvain Tesson »

Avril, ce n’est pas qu’un gag…

Un certain mois d’avril, la dictature disparaissait du côté du Portugal. Hommage en chanson avec Portugal, de Georges Moustaki. Débuter avril n’est pas que prétexte à des gags, c’est aussi le moment de se souvenir…

 

 

 

 

Portugal, de Georges Moustaki.

Une célébration toute symbolique au moment où Pinochet tenait le Chili sous le coupe de la junte militaire. Un exemple parmi tant d’autres alors qu’aujourd’hui certains pays d’Amérique du Sud retombent dans de vieux démons…

https://www.youtube.com/watch?v=JCCIq4W0koM%5D Lire la suite « Avril, ce n’est pas qu’un gag… »

La musique est dans… La Rue

CHANSONS

2020 (*)est le nouveau disque de La Rue Ketanou qui se faisait désiré après des participations sur différents disques comme sa prestation remarquée dans le collectif 13.  Quinze chansons qui sonnent comme quinze fables tant les  animaux y font bonne figure.

Fruit de nombreux voyages, 2020 est un disque qui, naturellement, a pris les couleurs des musiques du monde que les quatre musiciens du groupe aiment tant parcourir (Olivier Leite, Pierre Luquet, le nouveau de la bande, Mourad Musset et Florent Vintrigner pour tous les nommer).

Ainsi Gbaou Gbaou, qui termine le disque, est née au Bénin où Florent Vintrigner s’était installé au bar avec des autochtones pour apprendre quelques expressions du cru. Quant à Chikyngunya,  la chanson est plus prosaïquement née lors d’un concert du côté de Rochefort en soutien pour une piscine de quartier. Or, comme s’y trouvait René Lacaille et que  Mourad Musset tenait à faire une chanson avec lui…, il a fallu passer  à l’acte. Bien d’autres rencontres ont jalonné cette renaissance : que ce soit  Gari à Marseille (j’en ai parlé dans une chronique précédente), Mouss et Hakim à Toulouse ou encore Eskalina à Lille… Que du beau monde de la nouvelle scène française.

Enrichi de personnalités comme Pierre Luquet, ancien chanteur et accordéoniste des Becs Bien Zen, venu remplace Florent, victime d’une tendinite lors d’une tournée en 2017 et membre à part entière du groupe depuis, la Rue Ketanou a, musicalement, pris du coffre. Et une ribambelle d’instruments à cordes viennent dynamiser les chansons : cavaquinho brésilien, charango bolivien ou encore cuatro, sans oublier la mandole de Rachid Benallaoua ou les grattes de René Lacaille. Avec  encore certaines ambiances cinématographiques dans certains arrangements qui confèrent à ce disque un souffle nouveau.

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La chanson du confinement

Si la musique n’adoucit pas (toujours) les mœurs, elle permet de faire souffler un un peu d’insouciance dans des semaines grises. Une belle brochette d’artistes donnent de la voix pour cette symphonie confinée avec la reprise d’un classique de Bourvil : « La Tendresse« . À partager sans modération.

Bourvil l’avait créé en 1963. Le coronavirus provoque sa renaissance en 2020. Valentin Vander a réuni 45 musiciens et artistes en chambre pour enregistré cette version confinée d’un classique de la chanson. Venant des quatre coins de l’Hexagone (et parfois d’un peu plus loin), ces artistes veulent apporter du baume aux cœurs à tous ceux qui, de près ou de loin, sont affectés par la pandémie de Covid-19.

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Le rock épicé de Salt

ROCK


Groupe franco-américain né en 2016, Salt propose avec The Loneliness of clouds (*), un album qui sonne à la manière californienne avec ce mélange d’harmonies et de rythmiques solides.

Pour Salt, tout a commencé durant les sessions de l’album posthume  Supercalifragilistic, de Game Theory dans les studios d’Abbey Road à Londres. Ken Stringfellow, Anton Barbeau et Stéphane Schück s’y sont rencontrés avant d’être rapidement rejoints par les potes de Stéphane Schück: Fred Quentin à la basse et Benoît Lautridou à la batterie. C’est à Berlin que le groupe répète et trouve ses marques avant de mettre en boite son premier album entre Londres et Paris  : The Loneliness of clouds.

Bien sûr, on y retrouve les fondamentaux de l’inspiration de Ken Stringfellow  – et son travail avec Les Posies et REM- avec d’autres influences marquées par le jeu des guitares de Ken et de Stéphane Schück. Et par dessus tout la voix d’Anton Barbeau qui se marient aux harmonies voulues par  Ken pour offrir un univers sonore tout à fait cohérent et efficace. Lire la suite « Le rock épicé de Salt »

Musique de liberté : et la Caravane passa

La sortie de leur nouvel album, très réussi, Nomadic spirit (*) est reporté au 28 août. Alors, pour ne pas rester silencieux, le groupe La Caravane passe signe ces mélodies de confinement. Réjouissant et tonique par les temps qui courent.

(*) Label Athome.com

Poisson en eau vive

Nouveau disque de Tom Poisson, Se passer des visages (*) est un opus où les mélodies légères en doivent pas masquer le propos qui peut être lourd de sens…

À l’instar d’autres artistes de sa génération, Tom Poisson a deux visages : celui du groupe Les Fouteurs de joie, dont le nom est déjà tout un programme et celui d’un artiste qui cultive l’art de vivre aussi en solo.  Il l’a prouvé lors d’une tournée intimiste, aux côtés de Paul Roman, dans un spectacle intitulé 2 + 1, soit 2 hommes & 1 micro, qui en dit long sur la volonté de l’artiste de montrer ses nouvelles chansons sur un mode des plus épurés et intimistes. Une manière aussi de pouvoir tourner avec la plus grande liberté. Une volonté d’être et de paraître, rodée par quinze ans de carrière. Il souligne : « Certains artistes ont une immédiateté à 25 ans. Dans mon cas, c’est comme un puzzle, assez long à faire mais qui vaut sûrement le coup de voir terminé. La vie, les épreuves, le travail nous font grandir, cela se ressent forcément dans ce qu’on peut produire », dit-il. Se passer des visages est donc le fruit de cette lente maturation avec une mise en ondes où, derrière le fluidité des arpèges et des rythmiques de guitares, se glissent des arrangements plus sophistiqués, fruit d’une collaboration de Tom Poisson avec deux complices des arrangements : Fred Pallem ( qui assure aussi quelques parties musicales) et Alexandre Léauthaud, présent aussi au clavier et aux percussions ponctuelles.

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